Des quatres favoris, seul l'Espagne reste en course après avoir réussi à franchir le cap des quarts de finale en battant les Italiens au terme d'un match interminable et ennuyeux. Les hommes de Luis Aragones, le septuagénaire de la compétition, ont réussi à vaincre le signe indien. Certes, on n'a pas vu une grande équipe d'Espagne, mais comme dirait l'autre, l'important c'est de gagner ... Une vraie victoire à l'italienne, même si on a vu un excellent Senna, auteur d'une fort belle frappe détournée de justesse par Buffon sur son poteau. Dans les cages espagnoles, Iker Casillas n'a eu aucun ballon à arrêter, jusqu'à cette séance de tirs aux buts victorieuse au cours de laquelle il s'est particulièrement illustré en arrêtant les pénaltys de Di Natale et de De Rossi.
En demi-finale, les joueurs ibériques affronteront une surprenante équipe russe. Les hommes de Guus Hiddink ont mis fin à la toute puissance des Pays-Bas, que beaucoup croyaient inarrêtables. Mais voilà les Hollandais sont tombés face à leur adversaire le plus corriace depuis le début de la compétition. Les Russes n'ont laissé aucune chance, et ont dominé stratégiquement la partie qui s'est soldé sur un score de 3-1 après prolongations. On savait le beau jeu des bataves, on a été surpris par la maitrise et le talent des joueurs russes. A commencer par son attaquant Andreï Arshavin, qui après avoir loupé les deux premiers matchs de l'Euro pour cause de suspension, a été excellent face à la Suède. Il a renouvelé l'exploit face aux Hollandais, et a éclaboussé de toute sa classe la partie. Il se place d'ores et déjà comme le joueur de cet Euro, lui que personne ne connaissait au début de la compétition. A part peut-être les supporters et joueurs de l'Olympique de Marseille, club dont il avait été le bourreau en Coupe de l'UEFA, un trophée qu'il a d'ailleurs remporté avec le Zenith Saint-Petersbourg. Et si 2008 était l'année de la Russie ? Les Espagnols devront se méfier, d'autant que les Russes auront à c½ur de prendre leur revanche après leur cuisante défaite (4-1) face à ces mêmes Espagnols en match de poule. Cette première rencontre avait mis en exergue les lacunes défensives russes, mais voilà depuis les données ont bien changé, et les Russes pourraient bel et bien s'imposer comme la grosse surprise de cet Euro.
Dans l'autre demi-finale, la Turquie affrontera l'Allemagne ... Un match qui s'annonce très serré. Fatih Terim, le coach turc, devra en plus composer avec les absences nombreuses pour cause de blessures et de suspensions, et ne disposera seulement que de 14 joueurs. Terim a même évoqué la possibilité de faire évoluer son troisième gardien au poste d'attaquant ... Surprenant à ce niveau de la compétition. D'autant que les Allemands sont très solides, et bénéficient d'une grande expérience des compétitions internationales. Les Allemands ont ouvert le bal des quarts en disposant des Portugais sur le score de 3-2. Bien en place, très solide, les joueurs de Joachim Low ont montré toute leur détermination en mettant à profit les coups de pieds arrêtés. On a vu un grand Ballack, un grand Shweinsteinger, et un grand Podoloski, auteur d'une frappe non cadrée qui aurait été le but de cet Euro si elle était rentrée dans les cages de Ricardo, le portier portugais. Comme dirait Gary Lineker : « Le football est un sport qui se joue à 11 contre 11 et ce sont toujours les Allemands qui gagnent à la fin » ... Seulement voilà, les Portugais ont surtout pêché par manque de réalisme, à l'exception de quelques éclairs de génie, on a nettement moins vu Cristiano Ronaldo ... Et les joueurs de Scolari ont finalement très peu cadré leurs frappes ... Le plus bel exemple de cette impuissance fut incarné par Nani, le jeune prodige portugais a tout gaché lors de sont entrée en jeu.
Dans l'autre quart de finale, les Turcs ont eux battu les Croates après un énième miracle. C'est le troisième depuis le début de la compétition. Après un but croate marqué à la 117ème minute, les Turcs ont trouvé les ressources nécessaires pour égaliser à la toute dernière minute, et s'imposer dans une série de tirs aux buts fatale aux Croates. Désormais, les Turcs devront faire face aux Allemands, ça risque d'être une autre paire de manche tout de même. De plus, ils devront faire sans leur joueur phare, sorti blessé, Nihat.
Quelles équipes disputeront la finale ? La Turquie ou l'Allemagne, l'Espagne ou la Russie ? Réponse mercredi et jeudi ... Mais je miserai bien une petite pièce sur une finale opposant la Russie à l'Allemagne ...






