Jour 1 : Après un court mais néanmoins frigorifique voyage en train, j'ai appris que malgré la saison estivale, il valait mieux toujours prendre le TGV en compagnie d'une petite laine. La climatisation étant un véritable attrape-touriste. Une fois, cet imprévu thermométrique passé, les portes s'ouvrirent en gare de la Rochelle. Ma foi, c'est une fort belle ville avec ses deux tours célèbres, sa troisième plus en retrait, sa grosse horloge, son port de plaisance, mais hélas mauvaise nouvelle, pas de chanson française à l'horizon, les Francofolies sont déjà finies ... Snif. Pour me consoler, rien de tel qu'une petite dégustation d'huîtres, suivie de sa farandole de moules. Miam, miam, un vrai régal ! Ce repas frugal sera compensé par une promenade dans les rues rochelaises très sympathiques. Au regard des vitrines, on comprend tout de suite que le pouvoir d'achat n'est pas un problème local ... J'ai craqué pour une paire de chaussettes à pois en réduction à 400¤ ! Cette petite séance de shopping a fatigué Tonton Ghjuvan qui mérite bien le droit à une petite sieste musicale. Le Manneken pis et le temps passe, il est déjà l'heure de se restaurer, ... Mais passons, la découverte de la ville en nocturne vaut son pesant de cacahuètes, surtout en terme d'éclairage. Sur les trottoirs, les passants s'ammassent devant un spectacle d'automate, on s'en branle, on a vu beaucoup mieux à Barcelone ! Allez au dodo !
Jour 2 : La recherche d'un marché aux alentours va être rapide, le tour dans les allées parfumés de melon, fraise etc aussi. La fuite de la tentation est le meilleur moyen de répondre négativement à notre gourmandise ! Partir à la plage devient alors la priorité. Pour cela, l'emprunt d'un bus de mer est essentiel pour rejoindre le sable des Minimes. A peine une quart d'heure plus tard, débarquement. Ni une, ni deux, direction la playa ! La pose d'une serviette s'impose afin de ne pas recueillir l'intégralité de cette plage au sein de mon short de bain dont la dénomination parait pour cette fois-ci trompeuse. J'opterai plutôt à cette occasion pour un short de sieste. L'exercice bénéfique me vaudra tout de même de jolis coups de soleil, mais qu'importe ! Journée glandouille, à dormir et à manger, ça fait du bien de temps en temps. A noter, le point noir du jour, la découverte que la crêpe au chocolat parfaite n'existe peut-être pas. Cette fois, la pâte n'est pas assez cuite ! Mais ça ne m'empêchera pas de dormir, mais avant je prends le soin de découvrir l'immense culture que véhicule les chaines de la TNT
Jour 3 : L'ouverture des volets réserve une surprise désagréable, un temps grisâtre qui annonce de la pluie. Comme dans tous les cas, à ce moment précis, retentit une question à laquelle personne ne vaut se mouiller (c'est le cas de le dire !) : « Que faisons-nous ? » ... Et là, surprise-surprise, une voix familière me glisse un : « On va à l'Ile de Ré » ... Bingo ! Une petite heure de bus suffira... Mais là encore déception, pas de Lionel Jospin à l'horizon ! A Saint-Martin de Ré, la location de vélo est obligatoire. J'enfourche mon bolide noir à pois blanc pour une journée qui s'annonce sportive, et mouillée ! En même temps, c'était prévisible ... Comment voulez-vous qu'il en soit autrement en traversant le village de la Flotte ! Mais nom d'un âne en pyjama, il en faut plus pour décourager Tonton Ghjuvan. En une bonne trentaine de kilomètres, l'Ile de Ré s'offre à nous ! Trempés, mais heureux, nous rentrons en chantant, je dis nous parce que j'ai oublié de vous le dire, j'étais en compagnie d'un boulet qui avait, ma foi, fière allure sur son bicycle ! On aurait dit la Reine d'Angleterre ! Avant de rebrousser chemin vers La Rochelle, nous prenons le loisir de déguster une petite crêpe, cette fois c'est le chocolat qui est de mauvaise facture ! Tant pis, c'est l'heure de repartir ! Comme à l'aller, une petite heure de bus est nécessaire. Mais cette fois, le trajet sera mouvementé. Tout ça à cause d'un jeune individu peu scrupuleux des lois de la République transportant des substances illicites et désireux de profiter de ces produits pendant le voyage. Un vieil individu, à côté de lui, n'ayant pas apprécié ce non respect des règles, lui colle un beau petit bourre-pif qui visiblement allait enrayer le système nerveux de notre hors la loi qui tel un 45 tours rayé répétait sans cesse « Je vais le démonter, je vais le démonter » ... En vain, le jeune homme fut accueilli par la police à son arrivée à La Rochelle ! Pour nous changer les idées, la journée ne pouvait pas finir sans un petit détour par le restaurant comme d'habitude (Gosses de riches !). Cette fois, c'est décidé, je ne craquerai pas, je ne mangerai pas de crêpes au chocolat, pas de dessert surtout ... Enfin la sortie du resto fut fatale car après m'être enfilé une impressionnante glace trois boules qui valaient en réalité le double, j'allais me laisser tenter par ... une crêpe au Nutella, c'est une valeur sûre ! Et la dose de Nutella énormissime valut une réplique à notre généreux crépier : « Je vous la prépare comme j'aurai aimé la manger ! » ... Une crêpe, et au lit !
Jour 4 : Une journée à double facette, une phase de transition. Le matin à l'aquarium de La Rochelle, plein comme Gervais Martel et Jean-Claude Plessis réunis, et l'après-midi, la découverte de Niort, où tous les magasins étaient fermées mais qui a l'air d'être une ville fort sympathique ! Néanmoins, troisième déception du voyage, je n'ai aperçu aucun chamois. Pourquoi s'appelait les Chamois Niortais quand on n'en pas sur son territoire ? Si quelqu'un a la réponse. Rien de particulier à dire sur cette journée, ah si j'ai fait deux pâtés de sables. Mais la soirée fut exceptionnelle devant la télévision à regarder « Intervilles » suivi de « Recherche Appartement ou Maison ». Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on s'est bien marré ...
Jour 5 : Avant dernière journée dans le Poitou, nous ne pouvions faire sans aller donner quelques coups de rames dans le Marais Poitevin. En compagnie de Tata Ratine et du Boulet de service, nous avons donc embarqué dans un navire d'allure artisanale. Malgré ses dires, le boulet ne semblait pas connaître le fonctionnement de la rame. Ce qui faisait de moi, le maître à bord, en marine on appelle ça le Capitaine ! A la manière d'un Mamara Vahirua des grands jours, je maniais la rame avec virtuose : marche arrière, 360°, demi tour ... et boum dans un arbre ! Tout allait plutôt bien jusqu'à ce qu'un sympathique crapaud ne s'invite dans notre embarcation et ne déclenche l'hystérie de notre incorrigible boulet national : « Ghjuvan fait quelquechose ! » ... Les éclats de rire ne furent pas attendre, au programme fou rire général ! Cette partie de rame hilarante rigolade allait nous ouvrir l'appétit. Cette fois, les sirènes de la tentation vont retentir, et ce n'est pas une mais bien deux crêpes au chocolat dont j'allais me délecter. Cette fois, c'était la bonne. La dégustation fut parfaite ! Youpi Boulga, youpi boulga ! La journée aurait pu être idéale si je n'avais pas dû me taper le visionnage de Bridget Jones ... Franchement, c'est mieux qu'un somnifère !!! Allez au lit, Tonton Ghjuvan
Jour 6 : RAS, ... retour, dans le nord, calme malgré quelques péripéties vite réglées avec les trains de la SNCF
Vivement les prochaines vacances !!!!







