Six days in the West

Six days in the West
Après un article que l'on pourrait qualifier de coup de gueule, je voulais redonner une petite note estivale à ce blog en vous proposant un petit résumé de mon périple de quelques jours dans l'Ouest de la France, et plus précisément dans le triangle magique La Rochelle – Ile de Ré – Niort. Voilà maintenant une semaine que mon corps d'apollon est revenu, et je n'avais pas pris jusque là le temps de vous retranscrire mon épopée, ou plutôt une petite semaine improvisée à la dernière minute mais qui fait beaucoup de bien.

Jour 1 : Après un court mais néanmoins frigorifique voyage en train, j'ai appris que malgré la saison estivale, il valait mieux toujours prendre le TGV en compagnie d'une petite laine. La climatisation étant un véritable attrape-touriste. Une fois, cet imprévu thermométrique passé, les portes s'ouvrirent en gare de la Rochelle. Ma foi, c'est une fort belle ville avec ses deux tours célèbres, sa troisième plus en retrait, sa grosse horloge, son port de plaisance, mais hélas mauvaise nouvelle, pas de chanson française à l'horizon, les Francofolies sont déjà finies ... Snif. Pour me consoler, rien de tel qu'une petite dégustation d'huîtres, suivie de sa farandole de moules. Miam, miam, un vrai régal ! Ce repas frugal sera compensé par une promenade dans les rues rochelaises très sympathiques. Au regard des vitrines, on comprend tout de suite que le pouvoir d'achat n'est pas un problème local ... J'ai craqué pour une paire de chaussettes à pois en réduction à 400¤ ! Cette petite séance de shopping a fatigué Tonton Ghjuvan qui mérite bien le droit à une petite sieste musicale. Le Manneken pis et le temps passe, il est déjà l'heure de se restaurer, ... Mais passons, la découverte de la ville en nocturne vaut son pesant de cacahuètes, surtout en terme d'éclairage. Sur les trottoirs, les passants s'ammassent devant un spectacle d'automate, on s'en branle, on a vu beaucoup mieux à Barcelone ! Allez au dodo !

Jour 2 : La recherche d'un marché aux alentours va être rapide, le tour dans les allées parfumés de melon, fraise etc aussi. La fuite de la tentation est le meilleur moyen de répondre négativement à notre gourmandise ! Partir à la plage devient alors la priorité. Pour cela, l'emprunt d'un bus de mer est essentiel pour rejoindre le sable des Minimes. A peine une quart d'heure plus tard, débarquement. Ni une, ni deux, direction la playa ! La pose d'une serviette s'impose afin de ne pas recueillir l'intégralité de cette plage au sein de mon short de bain dont la dénomination parait pour cette fois-ci trompeuse. J'opterai plutôt à cette occasion pour un short de sieste. L'exercice bénéfique me vaudra tout de même de jolis coups de soleil, mais qu'importe ! Journée glandouille, à dormir et à manger, ça fait du bien de temps en temps. A noter, le point noir du jour, la découverte que la crêpe au chocolat parfaite n'existe peut-être pas. Cette fois, la pâte n'est pas assez cuite ! Mais ça ne m'empêchera pas de dormir, mais avant je prends le soin de découvrir l'immense culture que véhicule les chaines de la TNT

Jour 3 : L'ouverture des volets réserve une surprise désagréable, un temps grisâtre qui annonce de la pluie. Comme dans tous les cas, à ce moment précis, retentit une question à laquelle personne ne vaut se mouiller (c'est le cas de le dire !) : « Que faisons-nous ? » ... Et là, surprise-surprise, une voix familière me glisse un : « On va à l'Ile de Ré » ... Bingo ! Une petite heure de bus suffira... Mais là encore déception, pas de Lionel Jospin à l'horizon ! A Saint-Martin de Ré, la location de vélo est obligatoire. J'enfourche mon bolide noir à pois blanc pour une journée qui s'annonce sportive, et mouillée ! En même temps, c'était prévisible ... Comment voulez-vous qu'il en soit autrement en traversant le village de la Flotte ! Mais nom d'un âne en pyjama, il en faut plus pour décourager Tonton Ghjuvan. En une bonne trentaine de kilomètres, l'Ile de Ré s'offre à nous ! Trempés, mais heureux, nous rentrons en chantant, je dis nous parce que j'ai oublié de vous le dire, j'étais en compagnie d'un boulet qui avait, ma foi, fière allure sur son bicycle ! On aurait dit la Reine d'Angleterre ! Avant de rebrousser chemin vers La Rochelle, nous prenons le loisir de déguster une petite crêpe, cette fois c'est le chocolat qui est de mauvaise facture ! Tant pis, c'est l'heure de repartir ! Comme à l'aller, une petite heure de bus est nécessaire. Mais cette fois, le trajet sera mouvementé. Tout ça à cause d'un jeune individu peu scrupuleux des lois de la République transportant des substances illicites et désireux de profiter de ces produits pendant le voyage. Un vieil individu, à côté de lui, n'ayant pas apprécié ce non respect des règles, lui colle un beau petit bourre-pif qui visiblement allait enrayer le système nerveux de notre hors la loi qui tel un 45 tours rayé répétait sans cesse « Je vais le démonter, je vais le démonter » ... En vain, le jeune homme fut accueilli par la police à son arrivée à La Rochelle ! Pour nous changer les idées, la journée ne pouvait pas finir sans un petit détour par le restaurant comme d'habitude (Gosses de riches !). Cette fois, c'est décidé, je ne craquerai pas, je ne mangerai pas de crêpes au chocolat, pas de dessert surtout ... Enfin la sortie du resto fut fatale car après m'être enfilé une impressionnante glace trois boules qui valaient en réalité le double, j'allais me laisser tenter par ... une crêpe au Nutella, c'est une valeur sûre ! Et la dose de Nutella énormissime valut une réplique à notre généreux crépier : « Je vous la prépare comme j'aurai aimé la manger ! » ... Une crêpe, et au lit !

Jour 4 : Une journée à double facette, une phase de transition. Le matin à l'aquarium de La Rochelle, plein comme Gervais Martel et Jean-Claude Plessis réunis, et l'après-midi, la découverte de Niort, où tous les magasins étaient fermées mais qui a l'air d'être une ville fort sympathique ! Néanmoins, troisième déception du voyage, je n'ai aperçu aucun chamois. Pourquoi s'appelait les Chamois Niortais quand on n'en pas sur son territoire ? Si quelqu'un a la réponse. Rien de particulier à dire sur cette journée, ah si j'ai fait deux pâtés de sables. Mais la soirée fut exceptionnelle devant la télévision à regarder « Intervilles » suivi de « Recherche Appartement ou Maison ». Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on s'est bien marré ...

Jour 5 : Avant dernière journée dans le Poitou, nous ne pouvions faire sans aller donner quelques coups de rames dans le Marais Poitevin. En compagnie de Tata Ratine et du Boulet de service, nous avons donc embarqué dans un navire d'allure artisanale. Malgré ses dires, le boulet ne semblait pas connaître le fonctionnement de la rame. Ce qui faisait de moi, le maître à bord, en marine on appelle ça le Capitaine ! A la manière d'un Mamara Vahirua des grands jours, je maniais la rame avec virtuose : marche arrière, 360°, demi tour ... et boum dans un arbre ! Tout allait plutôt bien jusqu'à ce qu'un sympathique crapaud ne s'invite dans notre embarcation et ne déclenche l'hystérie de notre incorrigible boulet national : « Ghjuvan fait quelquechose ! » ... Les éclats de rire ne furent pas attendre, au programme fou rire général ! Cette partie de rame hilarante rigolade allait nous ouvrir l'appétit. Cette fois, les sirènes de la tentation vont retentir, et ce n'est pas une mais bien deux crêpes au chocolat dont j'allais me délecter. Cette fois, c'était la bonne. La dégustation fut parfaite ! Youpi Boulga, youpi boulga ! La journée aurait pu être idéale si je n'avais pas dû me taper le visionnage de Bridget Jones ... Franchement, c'est mieux qu'un somnifère !!! Allez au lit, Tonton Ghjuvan

Jour 6 : RAS, ... retour, dans le nord, calme malgré quelques péripéties vite réglées avec les trains de la SNCF

Vivement les prochaines vacances !!!!

# Posté le vendredi 22 août 2008 13:52

Modifié le samedi 23 août 2008 04:26

Halte au phénomène Ch'ti

Halte au phénomène Ch'ti
C'est désormais une certitude « Bienvenue chez les Ch'tis » ne deviendra pas le film le plus vu de tous les temps dans les salles obscures de l'hexagone. On pensait que le long-métrage de Dany Boon parviendra à détrôner ce blockbuster américain qu'est le « Titanic » de James Cameron avec Leonardo Di Caprio et Kate Winslet. Malgré ses quelques 20 361 750 places vendus à ce jour, il n'y parviendra pas, et c'est tant mieux !

Vous aviez pu le lire, il y a quelques mois déjà, j'avais plutôt aimé « Bienvenue chez les Ch'tis ». Mais voilà, ce n'est tout de même pas le film le plus réussi de tous les temps, ni même le plus marrant. Des oeuvres comme « La Grande Vadrouille », « Le dîner de cons », et « La vie de Michel Muller est plus belle que la vôtre » (euh non ... je raille) restent à mon avis, les véritables références dans le genre. D'ailleurs, même est-ce le meilleur film de l'année 2008 ? Chacun jugera. Force est de reconnaître néanmoins la qualité du travail de Dany Boon, qui a su retranscrire et exacerber des souvenirs de sa jeunesse, et de la nôtre par la même occasion. Jouant sur la fibre régionale, il tente de réhabiliter l'image du Nord-Pas-de-Calais. Défi réussi ??? La question est posé. Et puis, on l'a à mon sens peut dit, mais le succès du film doit une fière chandelle à l'interprétation impeccable de Kad Merad.

Mais voilà finalement, le plus dérangeant avec le phénomène « Bienvenue chez les Ch'tis » n'est pas le film, mais tout le brin-brin qui est réalisé autour de ce film. Du marketing, de la publicité, du business, bref le long-métrage est en réalité devenu une véritable machine à faire du pognon, de la maille, du flouze, de la thune, du blé, du grisbi, des roros, appelez-moi comme vous voulez, toujours est-il que le tiroir caisse déborde de grosses liasses de billet ! Tout avait commencé par la surexploitation médiatique, une campagne publicitaire repris par le public faisant de toi un nanar si tu n'as pas vu le film ! Même le Conseil Régional s'y est mis en accordant une subvention de 600 000 euros au film ... C'est ce qu'on appelle du foutage de gueule dans le contexte actuel. C'est ensuite au tour de Nicolas Sarkozy qui s'est emparé du phénomène, qu'on pouvait-il faire autrement connaissant le bonhomme qui aime ce qui brille. Dany Boon est reçu à l'Elysée, et devient Chevalier de la Légion d'Honneur. La machine était lancée, tout le monde a profité de l'engouement pour se faire un peu d'argent. Les chaînes de télévision se mettent à faire des émissions spéciales, des produits dérivés à gogo sont fabriqués, une vraie panoplie de kéké disponible dans les supermarchés et à La Voix du Nord. Le quotidien en profite d'ailleurs pour organiser « La fête à Dany » à la fin mai sur Lille, une fête sans aucun intérêt, euh si il me semble que le but était de réunir les gens, et je crois mais je ne suis pas sûr, faire de l'argent par un moyen détourné ! Trop fort ... Et désormais, on apprend qu'un jeu de société va sortir, de même qu'un jeu de cartes, un jeu pour la Nintendo DS d'un intérêt proche de la Fête, et surtout du néant. Bref, ils commencent à nous saouler grave avec leur film !

Enfin, si il n'y avait que le business, on pourrait se dire que c'est désormais la loi de ce fameux système qui gouverne le monde, et de plus en plus la culture ou l'inculture, j'en perds les pédales avec tout ça moi ! Mais voilà que les gens s'y mettent, tous ces gros relous qui t'appellent Biloute depuis qu'ils ont vu le film en croyant être l'inventeur de l'expression, tous ces gros crétins qui insistent bien sur le Hein en étant mort de rire, tous ces gros nazes qui sont contents de te ressortir les répliques du film à la moindre occasion qui se présente. Tout y passe, au point même que tu n'as plus de plaisir à mettre ton K-way, ou à manger un bout de maroilles par peur de te retaper les dialogues du film ! Bref tout ces imbéciles se croyant drôles et nordistes à 100% et qui ne savent pas qui est Jules Mousseron, qui ne connaissent pas le moindre titre de Edmond Tanière et qui croient que le P'tit quinquin est une chanson paillarde.

Et le virus a touché toute la France, à tel point que ma fierté habituelle d'être nordiste m'agaçait au plus au point pendant les vacances. « Ah Biloute t'es du 59 ! ». La surmédiatisation du film a renforcé les clichés faisant de nous d'illustres attardés. « T'es du Nord, mais c'est bizarre tu parles normalement ». Ce n'est pas moi qui l'invente, on me l'a répété plusieurs fois. En réalité, le film n'aura été que la cerise sur le gâteau de cette sensation de plus en plus forte de poussée d'une espèce de communautarisme, même si le mot parait un peu fort, et finalement contraire à l'idée de base du film ! Effet pervers de l'argent, de la télévision quand tu nous tiens ! Et pendant ce temps, Dany Boon devient en quelques semaines à peine, la deuxième personnalité des français ... Personnellement, je n'ai pas été consulté !

# Posté le jeudi 21 août 2008 07:41

Modifié le vendredi 22 août 2008 11:54

Mais pourquoi sont-ils rapides ???? PAAAAAAAAAAARCE QUEEE ...

Mais pourquoi sont-ils rapides ???? PAAAAAAAAAAARCE QUEEE ...
9 seconde et 69 centièmes ... ce temps vous dit quelquechose ? Ah je vois déjà certaines demoiselles sourire souriante en repensant à la dernière performance sexuelle de leur partenaire ! J'aurai bien pu m'engouffrer dans la brèche, mais je tiens tout de même à vous rappeler que nous ne sommes pas sur Bobvoyeur, mais bien sûr Skyblog ... Un tel écart m'aurait fissa valu une visite de la Cybercop, ce à quoi je ne tiens absolument pas ! Non, aujourd'hui je ne vous parlerai pas de sport en chambre, on va donc sortir de la chambre pour se consacrer au sport car c'est bien de cela qu'il s'agit.

9 secondes 69 centièmes, ça ne vous dit toujours rien ? Allez là, allez on se remue un peu les méninges ! Bordeu de bordel, mais vous ne suivez pas l'actualité nom d'une guimauve tout droit sortie du cirque Pinder ! Ce temps est désormais le nouveau record du monde de 100 mètres, et c'est la propriété du Jamaïcan Usain Bolt. Comme vous avez pas trop l'air de vous y connaitre en sport, la règle du jeu du 100 mètres et d'aller le plus vite sur une distance de 100 mètres. Pour cela tous les stratagèmes sont bons. Vous pouvez imaginer qu'une incroyable envie d'aller assouvir un besoin naturel vous prend. 100 mètres vous sépare des latrines, une seule solution, sprinter. Pour les non anglophones, sprinter, ça veut dire courir vite, vite, vite !!! Et donc comme vous le savez peut-être ou pas, les Jeux Olympiques qui ont lieu actuellement à Pékin (c'est en Chine) sont le théatre une pléiade de compétitions plus farfelues les unes que les autres. Jouer à la baballe, patauger dans une eau abondante en chlore, tirer avec précision sur une cible, ramer sans destination précise si ce n'est la ligne d'arrivée, faire le mariole sur des agrés aux noms loufoques genre un cheval d'arçon, et donc courir vite vite vite là aussi sans but (même pas un métro à attraper), non tout cela juste pour le plaisir.

9 secondes 69 centièmes, et donc le temps réalisé par Usain Bolt lors de la finale du 100 mètres, une course qui en plus de battre un record du monde lui a permis de décrocher une médaille d'or amplement méritée tant il a survolé l'épreuve. Et en plus, il risque de remettre cela sur 200 m Ca c'est pour les hommes, mais chez les femmes, les Jamaïcains ne sont pas en reste, puisque les représentantes du pays du reggae scrutent les trois marches du podium. Mais qu'est ce qui fait courir si vite les Jamaïcains ? Un deal un peu trop voyant qui tourne mal entrainant une course poursuite avec les forces de l'ordre ? La reconquête d'un disque de Bob Marley qu'on leur a volé ? Que nenni, c'est de l'entrainement, de l'entrainement, et encore de l'entrainement. Quand on a dit cela à Ronald Pognon, le représentant français éliminé en séries, il n'en a pas cru ses oreilles. Il est pas bête, lui aussi, il s'entraîne encore, encore, encore ... La réussite n'est pas là, et le troubadour que je suis se permettra un jeu de mot de première classe qui pourrait figurer en Une de l'Equipe : " Pognon n'a pas de Bolt, mais Bolt a du Pognon "

C'est incroyable aux JO, il y a toujours des gens extraordinaires. Il y en a qui court super vite, et puis il y en a aussi qui nage super vite, ceux qu'on appelle les NGV. Comprenez Nageurs à Grandes Vitesses. Ils nagent tellement vite que l'eau n'a pas le temps de les mouiller. A la fin de la course, ils sont secs. Si tu ne me crois pas, il te suffit de regarder un peu une course de Michael Phelps. Lui il est vraiment fort, tellement fort que certains envisageraient même de développer des croisières sur son dos. Traversée de l'Atlantique en moins de trois heures, tour du monde en 2 jours ... ça vaut le coup, encore mieux que l'avion ! N'empêche on rigole, mais Michael Phelps, il a décroché pas moins de huit médailles d'or pendant ces JO ... Ca calme ! Et en super bonus, pas moins de quatre records du monde battus sur 200m 4 nages, 200m papillon, 200m nage libre, 400m 4 nages et un record olympique sur le 100m papillon, et tout cela pour un même homme ! Bien sûr, le nageur américain ne pouvait s'arrêter et il s'est octroyé le titre symbolique de plus médaillé de tous les sportifs en une seule olympiades, dépassant Mark Spitz lui aussi nageur ! Que veux-tu quand on a le vent en poupe, rien ne peut nous arrêter !!!

Moi aussi, j'aimerai nagé vite, j'aimerai courir vite ... Snif, je ne sais pas, enfin je ne peux pas, et tout cela à cause de qui ??? Du petit Jésus qui de là-haut a décidé de me mettre des jambes de tortue plus que de gazelles, et même la capacité d'écrire vite, il ne me l'a donné ... La preuve, j'ai mis une bonne heure à écrire cette écrire, nos amis Bolt et Phelps auraient eu le temps d'en parcourir des mètres !

# Posté le lundi 18 août 2008 13:47

Modifié le lundi 18 août 2008 14:56

Le Gâchis Manaudou

Le Gâchis Manaudou
Les commentaires et les articles se multiplient à propos de la désillusion Manaudou. Tous sont du même acabit, alarmistes et lancent des questions du type " Manaudou va-t-elle arrêter ? " ou des conclusions hâtives du style " Les raisons d'un échec " ... Malgré tout le respect et l'admiration pour celle qui est pour moi une des plus grandes championnes de l'histoire de la natation française et internationale, j'ai décidé de vous livrer des impressions décalés et à rebrousse poil, car après tout même dans le pire des échecs, la vie reste un carnaval et chaque jour qui passe un confetti.

A la voir triompher, glaner médaille sur médaille, titre après titre, personne n'aurait pu imaginer après les Jeux Olympiques de 2004, ou plus encore au début de l'année 2007, une telle désillusion lors de ces Olympiades chinoises. A Athènes, la sirène avançait dans l'eau sans souci de ses adversaires bien loin derrière. Le spectacle offert par la nageuse est tout autre à Pékin. A la voir évoluer dans la piscine du Water Cube m'a rappelé la formidable performance réalisée en 2000 du côté de Sidney par un certain Eric Moussambani. Les férus de sport ne peuvent que se souvenir de ce grand moment de natation, les autres peuvent revoir cet épisode en cliquant ici ...

Et oui, je vous avais prévenu une véritable désillusion. En 2004, nous avions eu le droit à un véritable show de L'Or Manaudou. En 2008, après le hachis parmentier, c'est à un tout autre met que nous avons pu goûter, le gachis Manaudou. De la purée dans les bras, de l'hachis dans les jambes, la recette est la même, la saveur beaucoup plus amère. Bien sûr, on savait les Chinois amateurs de plats farfelus et douteux, mais nous étions bien loin de nous douter de la surprise qu'ils nous réservaient à l'occasion de ces Jeux Olympiques. Même avec du sel, ca a du mal à passer.

Triste à voir, dur à regarder, les différentes finales auxquelles Laure Manaudou ont été de véritables calvaires tant pour la nageuse qui songe même arrêter, que pour les amateurs de sport. Que c'est dur de voir une si grande championne se faire attendre par ses adversaires, alors que ces dernières ont toutes fini les longueurs imposés. Tel un boulet, les autres compétitrices attendent leurs rivales en buvant un petit café, voire un deuxième sur la ligne d'arrivée. Tristesse et désespoir, le néant. On n'a pas de mal à imaginer les discussions entre les nageuses parvenues à bon port regardant notre Laure Manaudou finir péniblement sa course. Les phrases assassines fusent : " On va aller lui donner une bouée ", " Appelle un maitre nageur " !

Mais cette cuisante défaite dans trois disciplines (8ème du 400m nage libre, 7ème du 100m dos, et même pas finaliste en 200m dos) a sans doute des explications. On peut bien sûr parler de la séparation, début 2007, avec son entraineur fétiche, Philippe Lucas, qui malgré sa rigueur et sa sévérité, savait exploiter au mieux le potentiel de Laura Manaudou. Un événement qui allait marquer le début d'une nouvelle ère. Trois entraineurs plus tard, un départ en Italie complétement raté, des déboires amoureuses, des photos intimes publiés sur Internet par son fiancé transalpin, le moral et la confiance de la nageuse sont bien entamées. Les performances sont nettement moins bonnes, et on sent dans les propos de la championne beaucoup moins de sérénité !

Il me semble donc évident que le problème rencontré par Laure Manaudou actuellement est plus psychologique que physique, mais l'échec pékinois a deux autres explications. La première réside dans le fait que son satané sponsor, Arena, n'a pas su se remuer le lardon pour offrir à sa sirène, la plus belle mais surtout la plus performante des combinaisons. Vous savez une espèce de deuxième peau qui la ferait flotter dans l'eau et qui lui permettrait de terminer ses grilles de mots croisés en attendant ses adversaires, une fois la ligne d'arrivée franchie. La seconde explication est elle d'ordre politico-superstitieuse, mais néanmoins c'est l'explication qui me semble la plus pertinente, et celle dont personne n'a parlé. Et pourtant, il s'agit de faire un petit retour en arrière, quelques jours avant le début de ses Jeux Olympiques, Laure Manaudou rencontre un certain Nicolas Sarkozy, il paraitrait que c'est le président de la République Française. Jusque là où vous vous demandez encore quel lien y-a-t-il entre cet événement et la contre-performance de la nageuse. J'y viens, j'y viens. Laure ne va pourtant pas se contenter de rencontrer Nicolas Sarkozy. Cela lui aurait au moins permis de limiter la casse en décrochant au pire une quatrième place. Non, là elle va carrément claquer la bise au chef de l'Etat ... Oulala malheureuse, il ne faut jamais faire ça. Merde les gars, et les garces, vous devriez le savoir maintenant. Sarkozy est le pire des loosers ... Il a touché la République Française, ni une ni deux, elle perd de sa superbe, il a salué les joueurs des Equipes de France de rugby et de football, on en a vu le triste résultat, les hommes politiques qu'il a soutenu pendant les Municipales ont tous perdu !!! Et maintenant c'est notre Super Laure qui se fait avoir ...

CONSEIL DE TONTON GHJUVAN : Que vous soyez connus ou anonymes, sportifs, politiques, ou citoyens, n'approchez plus Nicolas Sarkozy, il porte la poisse !!!!

# Posté le jeudi 14 août 2008 04:08

Modifié le vendredi 15 août 2008 05:11

500 ème article !!!

500 ème article !!!
Insultez-moi, remerciez-moi, balancez moi les pires méchancetés, déclarez-moi votre flamme, haïssez-moi, aimez-moi ... Faites ce qui vous plait le plus, ce qui vous amuse, mais à l'occasion de ce 500ème article, lâchez-vous, postez un maximum de commentaires positifs ou négatifs, lancez moi des défis,donnez-moi des idées d'articles pour les 500 prochains articles à venir ...

Pendant ce temps, pour ce 500ème article, 100ème page de ce blog, je prépare un article à paraitre prochainement et qui s'intitulera " Pourquoi j'écris ? "

# Posté le dimanche 03 août 2008 13:42

Modifié le dimanche 03 août 2008 14:40

L'attaque des Clones

L'attaque des Clones
Comme tout bon chef d'Etat qui se respecte, le grand Président de la République Muvrine que je suis pratique, sur les conseils de son médecin traitant, avec beaucoup d'assiduité une activité physique pour tenir le coup, et avoir la forme. Je mange aussi mes cinq fruits et légumes par jour. Mais là n'est pas le propos, car aujourd'hui une chose affreusement extraordinaire s'est produit dans la grisaille de mon quotidien. Comme chaque jour, pour garder la forme, je faisais mes petits exercices : grand écart muvrin, échauffement facial, double étirage de la maléole, corde à sauter, ficelle picarde, petites séries de saute-mouton, et pour finir quelques tentatives de rouades. Alors que j'effectuais ma deuxième séquence de roues en milieu verdatre, mon corps allaient se dédoubler, se démultiplier ... Deux, trois, quatre, cinq puis six, sept, huit petits Ghjuvan allaient venir me rejoindre dans ce ballet podo-aérien en totale synchronisation. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la sensation est assez étrange. Est-ce un signe de Dieu me rappelant à la dure réalité alors qu'il voyait bien que j'étais en train de lui faire de la concurrence auprès de nombreux pélerins du monde ? Est-ce un maléfice raelien qui fera la une des journaux ? Je n'en ai pas la moindre d'idée, mais me voilà dans une cinquième dimension. Jamais, ô grand jamais, je n'ai eu pareille difficulté à affronter. L'attaque des clones n'est plus seulement le titre d'un des épisodes de la série Star Wars, mais est bel et bien devenu réalité.

Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ? ... Les questions propres à mon existence s'entrechoquent dans mon énorme cerveau. Et au rythme où toutes ces interrogations fusent n'importe quel être humain normalement constitué aurait été saisi de dantesques maux de tête ... Mais vous le savez bien, Ghjuvan Bernardinù a bien plus d'un tube de rouge à lèvre dans son sac à main. Ni une, ni deux, j'ai repris mes esprits en me disant qu'il valait que ce soit son altesse sérénissime qui soit cloné plutôt qu'un individu aimant particulièrement fréquenter les kermesses, qu'une fan écervelée de Tokio Hotel, qu'un cycliste en disgrâce avec la gente humaine, qu'un électeur de ce parti politique ayant pour emblème une flamme bleu-blanc-rouge, ou même qu'un danseur de bossa nova n'ayant pas encore les joies de l'amour avec un grand A. Finalement, le hasard fait bien les choses. S'il devait avoir un homme qui devait être cloné, ce n'est pas George, mais Ghjuvan Bernardinù ... What else ?

Le Ghjuvan est altruiste, et il reconnait bien volontiers que sa démultiplication ne peut être que bénéfique à la planète Terre lorsqu'on voit le nombre d'illustres crétins qui la composent. Ca contrebalance. Un grand pas pour l'Homme et un grand pas pour l'Humanité. Une fois ce relan altruiste passé, il faut bien penser un peu à soi. Autant ce clonage ghjuvanien ne peut faire que du bien à la race humaine, autant à titre personnel, cette démultiplication m'ennuie un peu. Cela pose la question de mon unicité, un argument qui a d'ailleurs fait mon succès ! Elvis Presley aurait-il été The King of the Rock'N'Roll, s'il avait été deux ? Je ne crois pas, il faut que je garde le secret de mon clonage pour moi et cela ne pourra alors qu'être bénéfique. Je pourrais ainsi satisfaire beaucoup plus facilement aux multiples convoitises dont je suis la cible auprès de toutes ces femmes en chaleur qui n'attendent que de toucher un jour mon corps d'Apollon, je pourrais aussi assister à tous les matchs de Ligue 1, sans même devoir m'abonner à cette connerie d'Orange TV, je pourrais voir tous mes amis dans le même week-end... Finalement c'est pas si mal que cela, d'avoir plusieurs moi ! Je pourrai sous-traiter la rédaction de ce blog, je ne me taperai plus tous ses rendez-vous avec des chefs d'Etats sans aucun intérêt, je pourrai pleinement me consacrer à ma passion de plus en plus forte pour les concours internationaux d'allumeurs de barbecue, ... Fini les soucis, mes clones sont là, à eux les tracas, à moi la belle vie, et vive le grand n'importe quoi !!!!

# Posté le dimanche 03 août 2008 06:39

Modifié le dimanche 03 août 2008 12:13

Face à Dijon, la mayonnaise lensoise a bien pris

Face à Dijon, la mayonnaise lensoise a bien pris
Et bien voilà, c'est fait, le football a repris ses droits hier soir avec le lancement des premiers matchs de l'année en Ligue 2 ! D'ordinaire, l'événement passe un peu inaperçu, mais cette année est un peu particulière puisque les amateurs de football auront le droit de voir évoluer le RC Lens. Certes, nous aurions bien évidemment préféré voir notre club préféré évoluer dans l'élite, mais life is life comme dirait l'autre. Et puis, il faut bien reconnaitre que cette relégation a tout de même quelques côtés positifs, elle nous permettra de découvrir encore et toujours de nouveaux joueurs, de mieux localiser certaines villes sur la carte de France, et espérons-le remettre le club Sang et Or sur des rails qui l'emmèneront directement en Ligue 1. Mais il est encore beaucoup trop pour parler de montée. Prenons les matchs un par un, il reste tout de même 37, et en temps venu nous commencerons éventuellement à penser à cela.

Toujours est-il qu'en quelques mois, le Racing Club de Lens a changé de visage. D'une part, le chevelu Jean-Guy Wallemme, épaulé par Christophe Delmotte, a pris la place de Jean-Pierre Papin. Daniel Leclercq a pris du grade tandis que Gervais Martel reste à la baguette prêt à ouvrir " le tome 2 de l'histoire du RC Lens ". Côté joueurs, Vitorino Hilton est parti à l'OM pour disputer la Ligue des Champions, Adama Coulibaly à Auxerre, Loïc Rémy à Nice. Jonathan Lacourt, Milan Bisevac, Seid Khiter ont décidé eux de rejoindre le voisin valenciennois tandis qu'Eric Carrière, en fin de contrat, s'en est allé du côté de Dijon. Pour les remplacer de nouvelles têtes sont arrivés. L'axe Valenciennes-Lens fonctionne à plein régime puisque Sébastien Roudet, Geoffrey Doumeng, et Eric Chelle ont rejoint l'Artois. D'autres les ont imité, c'est le cas de Dejan Milovanovic tout droit venu de Belgrade, et de Romain Sartre débarqué de beaucoup moins loin, puisque le défenseur central évoluait l'an passé dans les Ardennes, à Sedan.

Après cette brève présentation, revenons à ce qui nous intéresse, la réalité du rectangle vert, puisqu'hier les Sang & Or renouaient avec la Ligue 2, dix-sept ans après l'avoir quitté. Vêtus de leur maillot à damier, les joueurs lensois affrontaient le Dijon FCO dans un stade Bollaert bien rempli. Près de 30 000 supporters avaient en effet fait le déplacement pour assister au premier match officiel à Lens de Jean-Guy Walleme sur le banc, et pour découvrir le visage de l'équipe qui aura la lourde tâche de remonter en première division. Dans une ambiance digne des grands soirs de Bollaert, l'arbitre donne le coup d'envoi de la première mi-temps. 45 premières minutes au cours desquels les deux équipes s'observent, se créant que de très rares occasions. Peu avant la demi-heure de jeu, Lens manquait le coche avec une échappée de Demont suivie d'une tentative de lob repoussée du bout des doigts par le portier dijonnais et ancien élément de la Juventus, Landry Bonnefoi qui semblait – sauf pour l'arbitre – sorti de sa surface. Cette erreur d'arbitrage allait déclencher une bronca du stade.

Comme vexé d'être tenu en échec devant son public, les Sang & Or rentrèrent sur le terrain avec de toutes autres intentions. Cette envie d'aller vers l'avant plus grande fut vite bénéfique puisqu'après seulement sept minutes de jeu en seconde période, la recrue très convaincante, Dejan Milovanovic allait d'une superbe frappe de l'extérieur du pied droit allait propulser le ballon au fond des filets dijonnais. Le plus dur était fait, et ce n'est pas l'expulsion de Ribas à la 65ème minute , après une flagrante simulation dans la surface qui allait changer. les choses. Six minutes plus tard, Lens doublait le score par l'intermédiaire de Sébastien Roudet reprenant victorieusement de la tête un centre millimétré de Yohann Demont, très en vue ce soir. On le savait, le Racing en avait encore sous le coude, et Monnet Paquet fraîchement rentré en jeu à la place d'un inutile Razak Boukari inscrivit le troisième but lensois (85ème) ... Bollaert exultait, et ce n'est pas le but de Charles Boateng qui allaient gâcher la joie des supporters lensois ... 3-1, voilà un bon résultat pour les Lensois qui seront très attendus sur tous les terrains. La saison est lancée !!!!

Satisfactions : une équipe lensoise bien en place; Yohan Demont décisif à deux reprises grâce à deux passes bien inspirés; Geoffrey Doumeng effectue un gros travail au milieu et ses relances sont bonnes; Dejan Milovanovic peu connu mais qui a montré des belles choses
Déceptions : l'attaque lensoise véritable point faible qu'il va falloir régler rapidement avec le recrutement d'un ou deux attaquants; Razak Boukari transparent; Eric Chelle hésitant

# Posté le samedi 02 août 2008 04:53

Modifié le lundi 04 août 2008 14:37

" Plutôt Bigard ou Canteloup "

" Plutôt Bigard ou Canteloup "
J'aime errer sur mon site footballistique préféré, http://www.maxifoot.fr, à lire et relire les articles de mon journaliste sportif favori, un certain Pierre-Damien Lacourte, et de sa plume toujours en alerte. Son écriture est une invitation perpétuelle à l'évasion et au voyage, il n'a pas son pareil pour transformer un sujet peu intéressant en un véritable conte de fée capable de vous faire oublier vos ennuis quotidiens, encore plus efficacement que l'alcool. J'avoue même qu'il m'arrive d'avoir des micro-érections à la lecture de certains de ces articles. Donc je me baladais sur http://www.maxifoot.fr lorsque je suis tombé sur cette brève concernant un homme au bonnet qui a tout fait pour foutre le bordel au Racing Club de Lens avant de déguerpir comme un mal propre. " Plutôt Bigard ou Canteloup", un titre intrigant qui relatait des propos tenus dans la journée par Roux Guy Zucki ... Alors je me dis que le moment est venu pour le vieux de faire son mea-culpa auprès des gens qui aiment le club sang et or ! Hé bien non, le buveur de Cristaline et de Chablis, revenait sur la nomination récente d'Alain Boghossian (voir photo au centre) au poste d'adjoint de Raymond Domenech. Dans un humour qui le caractérise bien, comme nous le rappelle Pierre-Damien, Guy Roux a déclaré : " "Si c'est pour mettre de l'ambiance, il faut plutôt chercher du côté de Bigard ou de Canteloup, a lancé Guy Roux. C'est juste un coup de communication, c'est pour ne pas négliger la génération 98."

Cette nomination est-elle une bonne ou une mauvaise chose ? Je ne sais pas réellement, mais j'ai surtout été interpellé par la phrase de l'ancien entraineur de l'AJ Auxerre, ou plutôt par cette partie de la phrase " pour mettre de l'ambiance, il faut plutôt aller chercher du côté de Bigard ou de Canteloup. " Pouwawa pouwawa, c'est onomatopée correspond à un rire écervelé de ma part lorsque je m'imagine Bigard ou Canteloup mettre l'ambiance. Si nous restons objectif quant au travail de ces deux hommes, vous imaginez un peu Thierry Henry répondre aux journalistes après une confrontation contre nos amis transalpins : " Oh putain, je suis en colère, ce sont de belles putes, ces salopes d'Italiens ". Ou alors William Gallas après un match contre l'Espagne qui après avoir poussé un cri primaire s'exclamait : " Oh putain, je suis en colère, ils nous bien enculés ces espingouins, j'en ai encore mal au cul, et dire que j'avais piqué de la vaseline à ma femme. " Les matchs de football de l'Equipe de France interdit au moins de 18 ans ? Finalement il vaudrait mieux que ce soit Canteloup. On verrait Domenech déclarait " Je suis content de mes joueurs, ils ont fait ce qu'il fallait malgré la défaite " avec la voix de Jean-Claude Gaudin, ... sinon je vois bien Djibril Cissé répondre aux journalistes en imitant Mylène Farmer parce que l'attaquant il en connait un rayon côté pleurerie ... Parpaing d'or, parpaing d'or, parpaing d'or.

Si maintenant, je deviens totalement subjectif, je dirai qu'il faudrait tout de même quelqu'un d'autre que Bigard ou Canteloup pour mettre de l'ambiance. Dans ce cas là, on peut aussi demander à Carla Bruni de chanter l'hymne nationale avec sa voix de ténor, ou à Christian Clavier ou à Didier Bourdon d'être de vrais acteurs. Faut pas exagérer, franchement je ne suis pas sûr de m'amuser énormément avec l'humour de plus en plus mauvais de Bigard, ou les imitations répétitives de Canteloup. Ca va bien trente secondes mais oh faut pas pousser mémère dans les orties ! Pourquoi pas aussi faire un roulement entre les hommes ? Et inviter de temps en temps Tex, Sylvie Joly, Anne Roumanoff ... Wahou la poilade ! Ah je sais ce que vous vous dites, " oh moi j'aime bien Bigard, il l'aime pas parce que JMB a voté Sarkozy " ... C'est pas faux, mais bon pas seulement, s'il était marrant, je l'aurai pardonné ... Ah je vous vois aussi " Moi Canteloup me fait rire, il imite bien " ! J'aime pas, j'aime pas, j'ai quand même le droit, tiens d'ailleurs, j'aime pas non plus Laurent Gerra ! En fait, j'aime pas les imitateurs ... alors allez-y battez moi, insultez moi, rouez moi de coup pour me punir ... Je n'attends que ça !

Et puis pour en revenir à Boghossian, je trouve que c'est une bonne idée, mais si mon ami Alain méritait beaucoup mieux à mon avis... Mais attention, il a plus d'un tour dans son sac le Boghossian, je le connais bien ... Et pour revenir, à la phrase de Guy Roux, je suis tout à fait d'accord avec la fin de sa citation, mais si la fédération croit faire taire des gars comme Duga, Liza ou Leboeuf, comme ça, je pense que c'est un petit peu loupé !!!! La prochaine fois, il faudrait tester le collant sur la bouche ... Bon allez moi je m'en vais renouer avec mon temple footballistique, le Stade Bollaert. Promis je vous raconte comment c'était !

# Posté le vendredi 01 août 2008 12:39

Modifié le samedi 02 août 2008 04:57

Hommage à Monsieur Robert Wurtz

Hommage à Monsieur Robert Wurtz
J'aurai pu vous parler du dernier Conseil des Ministres d'avant les vacances et la superbe opération de communication réalisée par Carla Bruni. La première Dame de France a, en effet, offert à tous les membres du gouvernement un exemplaire de son troisième album, " Comme si de rien n'était " ... ce n'est que le nom de l'album ! Bien sûr, pour bien se faire voir par notre cher et vénéré président, tous ont pratiqué un numéro de fayotage. J'aurai bien pu vous parler du désastreux Plan Logement, proposé par Christine Boutin, et contestée vivement par l'ensemble des associations de mal logés. J'aurai aussi pu vous parler du foutage de gueule sans nom offert par Roselyne Bachelot à propos de la réforme d'une système de santé ... J'aurai, et j'aurai, et j'aurai ... C'est pas pour dire mais ce gouvernement nous offre des sujets à la pelle quotidiennement ! Mais bon, dans le reste du monde, c'est la même chose, alors j'aurai bien sûr pu vous parler de la censure qui sera exercée par les autorités chinoises pendant les JO, du jugement du bourreau Karadzic, de la tournée d'été de Barack Obama. Mais finalement, il n'y a pas que la politique dans la vie ... il y a tout un tas de faits divers plus horribles les uns que les autres, et puis bien sûr, il y a le football aussi, j'aurai pu vous parler de l'imbroglio entre les clubs, notamment le Barça, et les nations présentes aux JO, des caprices de Jimmy Briand, l'attaquant rennais qui souhaite partir au PSG. Bref, tout un tas de sujet, mais impossible de traiter tout cela ! Et
puis en ai-je réellement envie en cette période de l'été propisce aux coups de soleil, aux mini-jupes, aux lunettes de soleil, aux baignades, aux barbecues, aux tubes de l'été ? Non, non, non, moi je veux juste vous proposer des articles légers, décalés, ...

C'est pourquoi aujourd'hui, j'ai décidé de poursuivre sur le filon que j'ai commencé hier avec Intervilles, car finalement, ces deux articles ont un point commun. Après un article général sur Intervilles, j'ai décidé de m'attaquer désormais à un individu qui aura marquer l'histoire de ce jeu, je veux bien sûr parler de Robert Wurtz. Les néophytes ne connaissent sans doute que ce grand Monsieur à travers l'épisode Intervilles, les amateurs de sport savent en revanche que Mr Wurtz a longtemps exercé dans le monde footballistique en tant qu'arbitre. Et quel arbitre !!! Théatral, déjanté, comédien, Robert Wurtz n'avait pas son pareil pour animer un match de football ... On est bien loin des Messieurs Batta, Veissière, Sars, Colombo ... Non Monsieur Wurtz, que j'ai d'ailleurs eu l'immense privilège de rencontrer, à l'occasion d'un jubilé. Je peux le dire : " j'ai été arbitré par Monsieur Wurtz " ... Et quel souvenir !

Robert Wurtz était apprécié pour ce petit grain de folie qu'il s'empressa de mettre en oeuvre dès ces premiers coups de sifflet dans les années 60. Son dynamisme lui vaudra le nom de surnom de Nijinski du sifflet à roulettes ... C'est dire ! Pour info, Nijinski fut un grand danseur et chorégraphe polonais ... Monsieur Wurtz n'exercait pas avec des pointes, mais avec des crampons ... Le résultat était tout autant efficace, et s'il fallait retenir une image de la carrière de l'homme en noir, ce serait bien sûr celle de ce match opposant le PSG à Auxerre en 1990, une partie électrique au cours de laquelle Monsieur Wurtz supplia Guy Roux à genoux d'arrêter. Une mise en scène encore célèbre aujourd'hui dans laquelle l'entraineur au bonnet s'invita directement en s'agenouillant lui. Cet épisode allait calmer le jeu entre les deux équipes ... Homme de poigne sachant s'adapter à toutes les situations, Robert Wurtz était aussi un arbitre de classe internationale qui aura arbitré une finale de Coupe des Clubs Champions en 1977. Ca a été un cas à part dans le monde très sérieux du ballon rond ... Et il manque d'un individu de cette envergure actuellement pour mettre un peu d'animation dans les matchs de Ligue 1. Ca ne pourrait faire que du bien, non ?

C'est précisément avec la même insouciance, et cette théatralité que Robert Wurtz a intégré en 1998, l'équipe d'Intervilles ... Et très franchement, c'était chaque semaine un grand numéro, un vrai divertissement à lui seul capable de nous faire décrocher les plus grands fous rires ... Ses " Top à la vachette " légendaires, ses " Saint-Amand 2 points ", ses " non, non le rouge tu retournes sur ton plot ", ses " 1,2,3,partez " j'en passe et des meilleurs auront fait la légende d'Intervilles, et c'est avec beaucoup de tristesse que nous avons vécu son départ à cause d'une hémorragie cérébrale qui nous a privé d'encore plus de rigolades, de rires, dans les arènes intervilliennes ... C'est donc l'occasion pour moi de rendre à Monsieur Wurtz pour ses grands moments d'arbitrage, de la part des Muvrins. Hé Robert, tu viens quand tu veux à la maison, y'a un titre de Muvrin d'Honneur qui t'attend ...

Vive Monsieur Wurtz ! 2009 signera-t-il son retour près des vachettes ? Nous l'espérons tous !

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 12:45

Top à la vachette !!!!!

Que celui qui, devant son poste de télévision, n'a jamais, mais alors jamais, rigolé une seule fois dans sa vie de la chute spectaculaire d'un vaillant participant à ce jeu estival affublé d'un accoutrement pour le moins ridicule, que l'on retrouve avec plaisir depuis 1962, plus précisement le 17 juillet, me jette la première pierre ! Un rendez-vous tout droit sorti des têtes de Guy Lux et de Claude Savarit, qui aura divertit chaque été, plusieurs générations avec ce même plaisir toujours intact. Si j'ajoute à cela que la présence de cet animal noble qu'est la vachette a largement contribué au succès du programme ... Plus de doute, vous avez compris que je parlais d'Intervilles.

Parfois décliné avec par exemple Interglaces ou Interneiges, Intervilles Junior, mais surtout Jeux sans Frontières, Intervilles reste un programme très apprécié dans l'hexagone. Nos grands-parents, nos parents encore tout jeune auront eu le droit de découvrir les premières séquences intervilliennes avec à la baguette Guy Lux, Léon Zitrone, Claude Savarit et Simone Garnier. Disparu de nos programmes en 1991, le jeu revient à l'antenne en 1995, pour battre des records d'audience, avec une nouvelle équipe composée de Fabrice, vous savez celui de la valise RTL, Jean-Pierre Foucault, Nathalie Simon, et ce diable d'Olivier Chiabodo, l'homme par qui le scandale est arrivé. Ce bougre a été pris en flagrant délit de tricherie visant à favoriser Le Puy du Fou en indiquant les réponses d'un geste discret de la main. En 1997, Fabrice est remplacé par Thierry Roland, qui sera lui-même remplacé un an plus tard par Julien Courbet. Delphine Anais et Laurent Mariotte prennent la place de Nathalie Simon et Olivier Chiabodo, licencié. A ces quatres individus vient s'ajouter l'enthousiaste Robert Wurtz, le seul, l'unique qui n'arbitre comme personne. Mais voilà l'audience stagne et TF1 décide de stopper les frais en 1999. Et ce n'est qu'en 2004, que le jeu réapparait une nouvelle fois sur les écrans, mais cette fois c'est sur France 2, mais pas en direct, avec Nagui, Juliette Arnaud et Robert Wurtz. Patrice Laffont et Corti rejoignent l'équipe l'année d'après. Nathalie Simon signe son retour en lieu et place de Juliette Arnaud. En 2006, l'émission revient en direct, mais sur France avec en animateurs, Julien Lepers et Tex, et Vanessa Dolmen, et toujours Nathalie Simon et Robert Wurtz et Mooosieur Philippe Corti. L'an dernier, après un accident vasculaire, Mr Wurtz est remplacé par Olivier Alleman, et Vanessa Dolmen n'est plus là ...

Le principe du jeu vous le connaissez tous, toutes les semaines, deux villes s'affrontent. Durant tout l'été, les célèbres vachettes sillonnent donc la France avec un seul objectif, celui de mettre à mal le bon déroulement des différents jeux proposés. Non seulement le jeu était célèbre pour la personnalité de ses animateurs, leur mauvaise foi, mais aussi quelques phrases cultes telles que « En voiture Simone », « Top à la Vachette », un générique datant de 1985 devenu un classique interprété par le groupe Citizen's, « Sha na na », les costumes plus ou moins absurdes mais à l'effet assuré, et puis bien sûr ces jeux légendaires comme le défi du Mur, le Ventriglisse, sans oublier sa fameuse tourneuse et son incontournable piscine qui nous auront offert de bons moments de rigolade ... Et puis comment ne pas parler des vachettes ! Ce serait un peu comme parler de la Muvrinie sans parler de Ghjuvan Bernardinù ... Le jeu leur doit tout !!! On attend avec impatience leur entrée en piste, et lorsqu'elle trottine sur le sable de l'arène, on n'a qu'une hâte, celle de la voir rentrer avec vigueur en collision avec un participant ... Le moins qu'on puisse c'est qu'on a eu le droit à quelques belles gamelles, mais bien souvent sans mal !!!

Intervilles, c'est toujours aussi marrant, et il y a quelques chose dans ce programme qui indéniablement nous rappelle notre enfance, un peu comme c'est le cas d'un jeu comme Fort Boyard, et ses légendaires « Félinda tête de tigre », le Père Fouras, Passe-Partout, Passe-temps, La Boule ... Bref, un bon jeu artisanal qui change de tous les programmes américains que l'on nous propose à longueur d'année... Pour revenir à la saison en cours, Intervilles ne souffre que d'une chose, celle de posséder deux animateurs un peu relous, le un peu est gentil, Julien Lepers et Tex, c'est une négation de l'humour ... Je propose d'ailleurs une peine de prison pour outrage à l'humour pour Tex. Même Paco Pacù n'oserait pas s'aventurer dans des vannes aussi pourris, c'est dire ... Big up à toi mon frère. J'ose espérer que toi aussi tu mates Intervilles, avec le regret de ne plus entendre la voix retentissante de Monsieur Robert Wurtz s'exclamant un formidable et enjoué « TOOOOOP A LA VACHETTE », ou encore « SAINT-AMAND 2 POINTS » ... Au lieu de cela, nous devons nous contenter des timides et fades « Top à Madame Rosa » d'Olivier Alleman. En plus, on préfère Jacqueline ... Robert, donne lui des cours par pitié ... Et comment mieux mettre un terme à cet article que par un « TOOOOP A LA VAAAACHETTE MUUUUVRINE »

# Posté le mardi 29 juillet 2008 09:57

Modifié le mardi 29 juillet 2008 13:44