Voila la quinzaine olympique finie, mais au fond que retiendrons de ces Olympiades. Petit résumé en forme d'abécédaire :
A comme Arbitrage. Comment ne peut pas évoquer ce qui a sans doute été l'un des gros points faibles de ces JO. L'arbitrage a été vivement mis en cause, on peut évoquer Alexis Vastine, le boxeur français ou encore les handballeuses tricolore. Mais le plus bel exemple de contestation restera sans doute le lutteur suèdois, Abrahamian, qui en guise de protestation a jeté sa médaille. Cette réaction lui a valu une disqualification
B comme Bernard. Après ses dernières performances lors de championnats internationaux, beaucoup d'espoirs étaient placés en Alain Bernard. Il n'a pas déçu et repart de Pékin avec trois médailles dans ... trois métaux différents. L'or tout d'abord pour le 100 m nage libre, l'argent avec le relais 4x100m nage libre et enfin le bronze en 500m nage libre ...
C comme Champions. Premier ou dernier, ils nous ont fait rêver pendant 15 jours et c'est bien cela la beauté des Jeux Olympiques. On retiendra surtout les médailles d'or d'Alain Bernard en natation, d'Anne Caroline Chausson en BMX, de Julien Absalon en VTT, de Steeve Guenot en lutte, les équipes masculines d'épée et de sabre en escrime, et tous les autres athlètes récompensés au cours de la quinzaine, mais remercions tous les sportifs présents pour ce joli spectacle !
D comme Déception. Nous avions fait d'eux des favoris dans la course aux médailles. Les a-t-on vu trop beau ? La pression est-elle trop importante ? La réponse est différente selon les cas, mais toujours est-il que tous nous ont déçu. Ils s'appellent Estanguet, Flessel, Manaudou, Legrand ... Tous sont rentrés bredouilles à la maison, mais c'est bel et bien en athlétisme que le constat est le plus accablant. Sur les 35 athlètes qualifiés, 9 seulement ont fini dans les huit premiers. Parmi eux, les plus grandes déceptions se nomment Doucouré, Arron, Baala, Diniz. Finalement, seul Maheidine Mekhissi-Benabbad en 3000 mètres steeple aura sauvé l'athlétisme français du chou blanc ! Belle performance aussi du nordiste Romain Barras, cinquième du décathlon ...
E comme Ethiopiens. Je dirai même coureurs de fond Ethiopiens. Une fois n'est pas coutume, les Ethiopiens ont éclaboussé de toute leur classe les courses de fond, aussi bien chez les hommes avec Bekele, que chez les femmes avec Dibaba. Tout deux sont montés sur la première marche du podium en 5 000 et 10 000 mètres.
F comme Futchebol. La présence du football aux JO n'a jamais eu grand intérêt, tant les valeurs paraissent éloignés, et surtout quant au règlement (seul trois joueurs de plus de 23 ans ont le droit de participer). Mais force est de constater que la présence de joueurs comme Messi ou Ronaldinho a fait déplacer les spectacles qui auront eu droit à un tournoi de qualité qui aura couronné, comme en 2004, l'Argentine. Le Nigéria prend la seconde place, et le Brésil monte sur la dernière marche du podium. Finalement, le seul regret qu'on puisse avoir c'est la non qualification, une fois de plus, de l'Equipe de France. Ben Arfa, Benzema, Nasri, Mandanda, ... ça aurait eu de la gueule !
G comme Gymnastes chinois. Mais quel âge ont réellement les gymnastes chinois ? Un vent de polémique a soufflé sur Pékin à ce propos. En tête de liste de ce débat, la prodige He Kexin
a-t-elle vraiment 16 ans, comme indiquait sur sa licence ? Certains prétendent qu'en réalité, elle en aurait deux de moins. Problématique si l'on s'en réfère au règlement, quoiqu'au niveau éthique, ce n'est pas beaucoup quand on connaît l'acharnement que subissent ces championnes.
H comme Handball. Que ce soit chez les hommes ou les femmes, on a eu le droit à des matchs spectaculaires. Et les performances des handballeurs français n'ont fait que rajouter du piment à l'intérêt suscité. Mieux que les Barjots, médaillés de bronze en 1992 à Barcelone, les Experts ont décroché le métal le plus prestigieux en disposant assez facilement de l'Islande
I comme Isinbayeva. Elle a été sacrée en 2004, à Athènes. La perchiste russe, Yelena Isinbayeva, est la seule femme au monde à avoir franchi la barre des 5 mètres. A Pékin, elle a encore amélioré son record du monde en plaçant la barre à 5,05 mètres. Comme Serguei Bubka chez les hommes à une époque, elle accumule les titres les uns après les autres.
J comme Jeannet. L'obtention de sa médaille d'argent en individuel à l'épée (escrime) l'avait quelque peu déçu mécontent d'avoir perdu, mais finalement Fabrice Jeannet a su se ressaisir et de remporter l'or et de garder le titre acquis il y a quatre ans à Athènes en compagnie de son frère Jéromé et de Ulrich Robeiri. Au cours de cette finale qui était par ailleurs le dernier match de Fabrice Jeannet, c'est lui qui a mis la dernière touche synonyme de victoire. Notons que la fête a été gâchée par le fait que Jean-Michel Lucenay, remplaçant, n'a pu monter sur le podium, faute d'avoir participé au jeu ... Un réglement à revoir !!!
K comme K2. On a eu la peau de la K7, mais pas celle du K2. Cette épreuve réunissant deux sportifs sur un kayak nous aura même permis d'obtenir une seconde médaille en Canoë Kayak après l'argent de Fabien Lefèvre en Slalom kayak monoplace. Cette breloque en K2 est désormais la propriété de Marie Delattre et d'Anne Laure Viard.
L comme Londres. Après Atlanta en 1996, Sidney en 2000, Athènes en 2004, Pékin cette année, la flamme olympique brûlera pendant quinze jours, en Grande Bretagne, du côté de Londres en 2012.
M comme Manaudou. On la voyait brandir le bouquet du lauréat ... Mais hélas, Manaudou aura sans aucun doute été la plus grande déception de ces Jeux. Elle est reparti de Pékin sans la moindre breloque autour du cou. Pire encore, ces résultats ont été catastrophique. Laure Manaudou a totalement craqué au cours de ces JO à oublier très vite.
N comme Nadal. On s'attendait à une finale d'anthologie Nadal – Federer, elle n'a pas eu lieu hélas. Mais les deux hommes repartent avec une médaille d'or pour l'espagnol, et d'argent pour le suisse. Rafael Nadal, après Roland-Garros, et Wimbledon, remporte un nouveau titre ... Le début d'une nouvelle dynastie dans le tennis mondial, réponse la semaine prochaine sur le gazon de Wimbledon !
O comme Omeyer. En handball, le gardien de but tricolore, Thierry Omeyer a été littéralement phénoménal. Dernier rempart de la défense française, il a été magistral dans ses cages, et s'est imposé comme un homme clé de la sélection.
P comme Phelps. S'il fallait résumer en un seul mot la performance de Michael Phelps, ce serait sans aucun doute, le terme Historique qui conviendrait le mien. Le nageur américain a remporté pas moins de 8 breloques, un chiffre qui fait de lui le sportif le plus médaillé en une seul olympiade, dépassant ainsi le record de Mark Spitz
Q comme Quarante. Avant le début des JO, Roselyne Bachelot, ministre du Sport avait placé à quarante, l'objectif de médailles. A cette époque, beaucoup lui avait ri au nez. Elle avait pourtant eu le nez creux, les athlètes français ont décroché 40 médailles pile poil ... Et Roselyne le droit d'aller au Conseil des Ministres en Crocs rose fluo !
R comme Répression. Plusieurs militants pro-tibétains ont été arrêtés au cours de ces JO, mais finalement on a peu entendu les anti-Pékin s'exprimaient. Les sportifs nous avaient promis des gestes pour les Droits de l'Homme, on n'a pas vu grand-chose ! Finalement, la seule image à portée politique aura été l'accolade entre la géorgienne et la russe sur le podium en lutte au lendemain de l'invasion russe en Géorgie !
S comme Softball. Un petit test comme ça !! Connaissez-vous la nation qui a décroché l'or au softball ? Je ne vais pas vous mentir, avant d'écrire cette article, j'ignorais moi-même la réponse à savoir le ... ! En plus de parler un peu de cette discipline totalement inconnue et dont tout le monde se fout royalement, vous aurez appris au moins quelquechose. Et si on faisait une petite partie de Softball ?
T comme Taekwendo. En 2004, l'intronisation du taekwendo avait suscité de vives interrogations. Ce n'est pas le coup de sang de Angel Matos qui va calmer le jeu. Mécontent d'être disqualifié, le cubain rentre sur le tatami et assène un violent et spectaculaire coup de pied à l'arbitre. La sanction est immédiate, le sportif est radié à vie. Un comportement en totale opposition avec l'esprit olympique qui pourrait remettre en question l'épreuve de Taekwendo aux JO.
U comme Usain. Retenez bien ce prénom, c'est celui du nouveau roi du sprint. Usain Bolt a véritablement marqué de son sceau, et de sa foulée magique l'histoire de ses Jeux Pékinois, en remportant avec une aisance indescriptible les épreuves du 100 mètres, 200 mètres, et du relais 4*100m avec les records du monde qui vont bien avec.
V comme Vezzali. Le nom de Valentina Vezzali vous est sans doute inconnu, à part peut-être pour les férus de sport, mais cette escrimeuse de 34 ans a décroché son troisième d'affilée. Outre ses titres olympiques en 2000, 2004 et bien sûr 2008, l'italienne est quintuple championne du monde. Cet énième triomphe fait de la diva du fleuret la plus grande championne de l'histoire de l'escrime de tous les temps, tous sexes, et toutes armes confondues.
W comme Water-Polo. Vu de haut, tout parait très correct, je dirai même bon enfant. Des messieurs au physique impressionnant se passent le ballon dans l'espoir de marquer le plus de but. Pour reconnaître l'équipe à laquelle il appartient, les joueurs portent des bonnets assez ridicules ... « T'as vu, j'ai acheté le nouveau bonnet des Etats-Unis ... Bouh la honte ! Mais les vues aquatiques nous prouvent que le water-polo est bel et bien un sport d'hommes. Les boxeurs semblent même être des gamins quand on voit tout ce qui se passe dans le bassin ... Et hop une testicouille en moins !
X comme Xiang. Le peuple chinois attendait avec impatience l'entrée en piste de leur véritable dieu vivant, l'athlète Liu Xang, champion. Sans même avoir pris le départ de la moindre course, le coureur de 110 mètres haies a dû renoncer. Voyant leurs espoirs de médailles s'envoler, les chinois ont pleuré leur champion. Les larmes aux yeux, la détresse de Sun Halping, son entraineur, restera à jamais comme un des moments forts de ces Olympiades.
Y comme Yeux Olympiques. On l'a encore vu une fois de plus, les Jeux Olympiques restent et resteront à jamais la plus grande compétition internationale de sport ! Et à voir l'intérêt qu'à susciter ces Jeux Olympiques à travers le monde, on a plus de doute, la compétition relancée en 1896 par le Baron Pierre de Coubertin a encore de beaux jours devant elle. Le public en a pris plein les Yeux (Olympiques)
Z comme Zidane. Zidane n'a rien à faire avec ses Jeux Olympiques, mais ne trouvant pas d'autres termes, je trouvais que c'était l'occasion de lui rendre un petit hommage pour tout ce qu'il a fait. Et s'il faut rattacher avec les JO, on pourra toujours se dire que c'est la seule compétition internationale à laquelle il n'aura pas eu la chance de participer. La dernière participation de la France remonte à 1996, une équipe entrainée à l'époque par un certain Raymond Domenech, et qui comptait dans ses rangs : Maurice, Pires, Makélélé, Legwinsky, Dhorasoo, Dacourt, Djetou, Moreau, Dieng, Bonnissel, Antoine Sibierski ... et aussi Geoffrey Toyes ( les connaisseurs esquisseront un sourire) ! Zidane venait quant à lui de disputer l'Euro en Angleterre, et atteint les demi-finales ! Encore merci Zizou !