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Le Roi Henry et son armée blaugrana avaient mangé du Lyon

Le Roi Henry et son armée blaugrana avaient mangé du Lyon
Au match aller, les joueurs lyonnais avaient donné le temps de la première période l'illusion qu'ils étaient en mesure de poser problème à l'ogre qu'est le FC Barcelone. Les hommes de Claude Puel avaient même déguster les citrons qui les attendaient en rejoignant les vestiaires en menant un à zéro grâce à un joli coup-franc de Juninho dès la 7ème minute. Les Rhodaniens avaient su poser problème aux catalans en pressant fort haut et en les privant de ballons. Ils auraient même pu aggraver le score. Oui, mais le Barça n'est pas du genre à se laisser domestiquer de la sorte. Les joueurs de Pep Guardiola ont dès les premières minutes de la seconde période un tout autre tempo au jeu au grand dam des Lyonnais qui commençaient à montrer quelques faiblesses physiques. Ils allaient le payer cash à la 67ème minute. Sur un corner dévié par Marquez au premier poteau, Thierry Henry qui se jette au second poteau et égalise. Le score n'évoluera plus mais les Lyonnais ont eu chaud.

Après ce match nul à domicile au Stade Gerland, les coéquipiers de Karim Benzema étaient condamnés à l'exploit dans l'un des plus beau stade du monde, le Nou Camp, qui plus est face à cette impressionnante armada emmenée par Samuel Eto'o. Dès les premières minutes, le Barça prend le jeu à son compte. Le rouleau compresseur est en marche, les occasions s'enchainent et l'on sent bien qu'à cette allure l'Olympique Lyonnais risque bien de rentrer en France avec une valise. Quelques minutes plus tard, le scénario qui se dessinait se concrétisait après les deux buts en deux minutes de Thierry Henry. A la 26ème minute, Marquez intercepte un ballon et sert Thierry Henry, bien seul, qui n'a plus qu'à aller défier Hugo Lloris et inscrire son premier but de la soirée. Il récidive deux minutes plus tard. Bien décalé sur la gauche par Xavi, il glisse le ballon sous le ventre du portier lyonnais. L'affaire se complique encore un peu plus à la 40ème minute lorsque
Messi file balle au pied et résiste à deux défenseurs lyonnais. L'Argentin s'appuie sur Eto'o avant d'ouvrir son pied gauche pour marquer un bien joli but. Du grand, du très grand art, du très très grand Barça. A la 43ème, c'est au tour de Samuel Eto'o d'y aller de son petit but en fustigeant le gardien remplaçant de l'Equipe de France après avoir été bien servi par Thierry Henry, homme du match. Dans un sursaut d'orgueil, les Lyonnais inscrivent par l'intermédiaire d'une belle tête de Jean II Makoun leur premier but. Ils remettent ça à la 48ème minute sur un centre de Delgado, Benzema laisse passer volontairement le ballon qui atterit dans les pieds de Juninho réduit le score. 4-2 ... On pourrait croire les Lyonnais capables de l'exploit, mais les Barcelonais maitrisent totalement leur sujet. Certes, ils ont levé le pied, mais les Gones ne se montrent pas dangereux. L'impuissance des Lyonnais commencent à les agacer. A plusieurs reprises, Monsieur Henning, l'arbitre norvégien est obligé de faire la police. Comme un symbole de cette déroute, Juninho est expulsé suite à un deuxième carton jaune pour contestation. La messe est dite depuis bien longtemps, mais Seydou Keita qui venait de rentrer en jeu à la place de Titi Henry vient enfoncer le clou en inscrivant un cinquième but après avoir pris de surprise la défense lyonnaise aux aguets et défier un Hugo Lloris bien malheureux. Il ne peut rien sur les cinq buts, et a même sauvé la mise à son équipe plusieurs fois. Les Lyonnais sortent donc de cette Ligue des Champions par la petite porte sur une lourde défaite qui montre une fois de plus à quel point les clubs français sont encore loin du top niveau européen. Après Milan en 2007, Manchester en 2008, c'est Barcelone qui arrête la course de l'équipe de Jean-Michel Aulas. Claude Puel n'aura donc pas fait mieux que son prédécesseur, Alain Perrin, qui avait pourtant été si dénigré. Les Lyonnais n'ont plus que le championnat de France pour sauver leur saison. Et même en Ligue 1, l'OL n'aura jamais été si proche de perdre son titre. Encore leader, elle ne dispose plus que d'un maigre point sur son premier dauphin, le PSG de Paul Le Guen, ancien entraineur de Lyon. Les Barcelonais auront une fois de plus offert un spectacle d'une rare beauté ... Un vrai régal, une vraie publicité pour le football !!! Plus que jamais le Barça se positionne comme l'équipe à battre, ou plutôt à abattre !

Dans les autres matchs, le Bayern Munich n'a pas eu aucune pitié pour les joueurs du Sporting Portugal en inscrivant pas moins de 12 buts sur les deux rencontres (5-0 à l'aller; 7-1 au retour). Le Real Madrid a été étrillé, et la défense madrilène humiliée par la puissance de Liverpool et de ces deux diables que sont Fernando Torres et Steven Gerrard. Par deux fois, les joueurs de Benitez se sont imposés (1-0 à Anfield Road, puis 0-4 à Bernabeu). Arsenal et l'As Roma ont du lutter jusque tard dans la soirée. Vainqueur du match aller (1-0), Arsenal s'est incliné sur le même score au Stadio Olimpico. Les deux équipes se sont départagés aux tirs aux buts. La route se poursuit pour les hommes d'Arsène Wenger après leur victoire dans cette épreuve si aléatoire (7 à 6). Dans les autres confrontations Italie-Angleterre, les clubs british ont pris le dessus de leur adversaire. Après un nul à l'aller (0-0), Manchester s'est imposé 2-0 face à l'Inter Milan grâce à deux jolis têtes de Vidic et de Cristiano Ronaldo. De son côté, Chelsea a disposé de la Juventus de Turin. Vainqueur 1-0 à l'aller, les Blues ont arraché le match nul (2-2) grâce à des buts de Michael Essien et de Didier Drogba, auteur d'un très bon match. Dans les deux derniers matchs, le FC Porto a éliminé l'Atletico Madrid (0-0; 2-2) et Villareal a battu le Panathinaikos (1-1;2-1).

Voilà, s'en est fini de ces huitièmes de finale, le tirage au sort des quarts aura lieu dès demain. D'ores et déjà, on peut s'attendre à des très gros chocs, et surtout à du beau spectacle en perspective comme ce fut le cas lors de ce tour.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 13:34

Modifié le mercredi 18 mars 2009 04:05

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