J'ai une femme dans ma vie qui est institutrice

J'ai une femme dans ma vie qui est institutrice
J'ai une femme dans ma vie qui n'est ni footballeuse, ni actrice et encore moins dans les film olé olé, ni taupe-modèle. Elle n'a jamais été suivi par des paparazzis, elle n'est jamais passé à la télévision, elle a juste eu droit à un article dans La Voix du Nord. J'ai une femme dans ma vie qui n'est ni policière, ni gendarme, et encore moins gangster. Le seul pistolet qu'elle ait eu dans les mains c'est celui à colle. J'ai une femme dans ma vie, de depuis sa plus tendre enfance, elle n'a connu qu'un seul lieu de travail : l'école. Pendant une vingtaine d'année en tant qu'élève et désormais en tant qu'institutrice. Institutrice, c'est beau comme métier, vous ne trouvez pas ... C'est toujours mieux que professeur des écoles, une désignation à mon sens bien moins chaleureuse et respectueuse.

J'ai une femme dans ma vie qui est institutrice. Ellle est un peu maîtresse aussi mais seulement pour ses élèves (du moins j'espère). Le matin, quand elle quitte la maison, elle prend avec elle ses multiples sacs pleins à craquer. La première fois, j'ai cru qu'elle partait en vacances, mais depuis je me suis rendu compte que ses sacs ne comportaient que des cahiers. Je vous rassure, elle ne fait pas du trafic visant à faire concurrence à Clairefontaine. Non, elle remporte les cahiers rapportés la veille qu'elle a pris soin de corriger. Et là je dois dire qu'il y a du boulot entre les oublis de majuscules, la mauvaise ponctuation, les erreurs de calculs, les fautes de conjugaisons, les règles de grammaires mal comprises, ... Y'a de quoi faire ! Avec beaucoup de sérieux, elle vient apposer ses commentaires, et ses notes dans une écriture qui n'aurait rien à envier aux maitres de la calligraphie. Elle fait trois jambes aux « m » et deux jambes aux « n », un joli petit pont aux « p » et deux boucles aux « f ».

J'ai une femme dans ma vie qui est institutrice. Elle essaie de transmettre son savoir à des marmots dont les seuls centres d'intérêts sont les jeux vidéos, le catch, les petites voitures, les billes, les cartes Pokémon ou Bella Sara, les poupées. Pas facile, vous avez déjà essayé d'apprendre à un manchot à jouer au tennis ? Et pour les intéresser, elle multiplie les efforts sans compter. Elle n'hésite pas à passer des soirées à préparer ses cours. Au programme, une dictée, une poésie, des additions, des problèmes et puis des exercices en tout genres. De temps en temps, elle détourne le regard de sa préparation pour se tourner vers moi : " Tu pourrais pas me donner une phrase avec le son [gr] ? " ... Et moi je m'exécute sans broncher !

J'ai une femme dans ma vie qui est institutrice. Elle a des pratiques peu commodes. Son repas de midi, elle le prend à 11h45, comme les p'tits vieux qui ne voudraient pas louper " Attention à la Marche ". Sauf qu'elle ne regarde l'émission de Reichman, après le repas, direction la salle de photocopieuse. Elle pourrait sans mal tenter de battre le record du monde de copies effectués en une heure. Plus rapide que son ombre, elle enchaine les reproductions. Et elle n'a pas son pareil pour changer le toner dès que c'est nécessaire ! Quand ce n'est pas à l'école, c'est à la maison qu'elle consomme les cartouches d'encre plus vite que son ombre. A tel point qu'elle envisage même de se faire sa petite production personnelle. Je suis encore plus inquiet quand je la vois prendre son pied à la lecture d'un catalogue de fournitures scolaires. " Wahou, regarde le lot de douze crayons rouges pour seulement 1,45¤ ", " Et là, il est super ce cahier à 0,15¤ ", " Regarde ce livre, ca peut être très utile pour les élèves " ... A ce propos, j'en oublierai presque de dire que le fait de vivre avec une institutrice nécessite quasi obligatoirement d'avoir une grande salle d'archives et des actions dans une société spécialisée dans les étagères et les boites de rangement. Mais la cerise sur le gâteau, c'est qu'en plus d'accumuler les ouvrages pédagogiques, et autres livres enfants, elle entasse les pots de yaourts et de confitures vides, et les prospectus . J'en viens même à me faire rappeler Arthur, si j'ai le malheur de jeter l'un de ces catalogues sans avoir son accord préalable.

J'ai une femme dans ma vie qui est institutrice. Et quand elle a finit de préparer sa journée, et tout son bouzin scolaire. Elle me raconte ses journées. Pas toujours faciles, souvent fatigantes. Elle passe son temps à reprendre ses élèves, à les réprimander. Elle a ses petites expressions propres au corps enseignant : " Tu vas te calmer ", " Allez Brian au coin ", "Vas voir le directeur " Après tout ce vacarme, elle ne supporte pas trop le bruit et m'engueule quand j'ai le malheur de mettre la télévision ou la musique une peu trop fort. Heureusement de temps en temps, elle raconte des anecdotes croustillantes, comme celle de cette élève qui saignait du nez lorsqu'il se concentre.

Par ce petit reportagel, je voulais faire un petit clin d'oeil à ma petite femme ainsi qu'à l'ensemble des instituteurs !!!

# Posté le mercredi 03 juin 2009 15:27

Modifié le mercredi 03 juin 2009 15:38

Barcelone, roi d'Europe

Barcelone, roi d'Europe
Il était aux alentours de 22h45 ce mercredi 27 mai 2009, lorsque l'Europe du football adouba son nouveau Roi. Après 90 minutes d'un spectacle d'une qualité rare, Carles Puyol, capitaine du FC Barcelone, recevait des mains de Michel Platini, Président de l'UEFA, la Ligue des Champions. On n'a souvent tendance à dire qu'au football, ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne. Et bien, cette année, les coéquipiers de Thierry Henry ont donné tort à ce dicton en proposant sur la pelouse du Stadio Olimpico à Rome une leçon de football. Tout y était : gestes individuels parfaits, maitrise collective impeccable, possession du ballon, pressing défensif très très haut, jeu à une touche de balle. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on en a pris plein les mirettes.

Le FC Barcelone nous a offert un récital face à un Manchester United, bien timoré. On a vu des pertes de ballons mancuniennes très rapides, un coaching peu judicieux, une attaque très timide à l'image du mythique Ryan Giggs. Finalement, les hommes de Sir Alex Ferguson auront perdu la première finale européeenne de leur histoire en ne jouant qu'à de très rares périodes du match. On peut notamment citer les dix bonnes premières minutes qui auraient pu être fatales aux Catalans, si Carlos Valdes n'avait pas été vigilant sur un boulet de canon de Cristiano Ronaldo. Pourtant privés de ballon, les Barcelonais allaient refroidir les ardeurs des Reds en inscrivant un but par l'intermédiaire de Samuel Eto'o sur leur première incursion dans la surface de Van Der Sar. Il n'en fallait pas plus pour lancer le rouleur compresseur blaugrana. Désormais, plus rien ne pouvait s'opposer aux hommes de Pep Guardiola, même pas les quelques tentatives de Cristiano Ronaldo, qui aura été le meilleur mancunien sur le terrain. Le joueur à la gomina a essayé, mais en plus de perdre la Ligue des Champions, il a par la même occasion perdu des points dans la lutte pour l'obtention du Ballon d'Or 2009, un trophée qu'il détient depuis l'année dernière après avoir devancé Messi. Le petit génie blaugrana, qui avec cette victoire se positionne désormais comme le grand favori, a réalisé une excellente prestation et a même aggravé le score à la 70ème minute. Là où quelques minutes plus tôt, à la 49ème, le tir de Thierry Henry parfaitement lancé avait buté sur le portier des Reds Devils, puis à la 52 ème minute, Xavi avait échoué en trouvant le montant gauche de Van der Sar sur un coup franc joliment tiré, Leo Messi allait s'envoler pour lober le portier mancunien grâce à un beau centre de Xavi. L'argentin inscrivait à cette occasion son neuvième but de la compétition lui permettant ainsi de s'installer en tête confortablement en tête du classement des scoreurs devant Klose et Gerrard (7). 2-0, la messe était dite ... Les catalans auraient pourtant pu alourdir le score sur un bel enchainement Keita-Puyol, le capitaine barcelonais frappe directement sur Van Der Sar bien sorti.

Malgré les absences d'Eric Abidal, de Daniel Alvès, suspendus et de Rafael Marquez, blessé, qui avait obligé Pep Guardiola à revoir sa mise en place tactique en décalant Puyol sur le flan droit, Yaya Touré en défense central, et à titulariser Sylvinho et Sergio Busquets, le FC Barcelone décroche la troisième Ligue des Champions. Grâce à cette victoire, les Blaugranas rejoignent par la même occasion les Reds au nombre de coupes aux grandes oreilles gagnés et signent surtout un triplé historique. Les catalans deviennent en effet le premier club hispanique à remporter la Liga (en humiliant notamment le Real Madrid 6-2), la Coupe du Roi (victoire 4-1 contre l'Athletic Bilbao) et la Ligue des Champions. Après 1992, 2006, les Barcelonais entrent au Panthéon du Football, et restera à jamais comme l'une des plus grandes équipes de l'histoire du football tant par la qualité de jeu et du spectacle offert tout au long de l'année que par la grandeur de ses résultats.

Pour cela, le FC Barcelone a pu compter sur le talent d'un diamant formé au club. Je veux parler de Pep Guardiola qui avait déjà éclaboussé de sa classe l'histoire du Barça en tant que joueur avec le numéro 4 dans le dos de 1990 à 2001. Il avait d'ailleurs déjà remporté la Ligue des Champions en 1992. Après une escale en Italie et au Qatar, il était revenu dans son club formateur en 2007 comme entraineur de l'équipe B avant d'être promu en tout début de saison coach de la première avec laquelle il a donc réalisé des débuts fracassants. Sur le terrain, il pouvait s'appuyer sur plusieurs joueurs sortis de la Masia, le centre de formation du Barça. A commencer par Carlos Valdes, si souvent considéré comme le maillon faible de cette équipe mais qui aura tout de même sauvé les siens à plusieurs reprises dans cette Ligue des Champions, notamment à Chelsea. En défense, le capitaine Carles Puyol a su s'adapter aux modifications tactiques sans trop de problèmes, passant du centre au flan droit de la défense sans problème. Leo Messi est lui aussi sorti de ce centre de formation. Présenté comme un génie dès ces débuts le 16 octobre 2004. En proie à une maladie hormonale dans son enfance (il mesurait 1,11 m à 10 ans), le petit argentin de Rosario signe au Barça qui lui offre les soins nécessaires. Il a réalisé une saison hors normes et est aujourd'hui considéré pour beaucoup comme le meilleur joueur du monde. Et comment ignorer la magnifique paire Xavi-Iniesta qui après avoir emmené l'Espagne à un titre européen l'été dernier, le premier depuis 1960, ont été les guides du FC Barcelone toute la saison. Et comme à l'accoutumée, ils n'ont pas déçu mercredi soir et le match d'Iniesta notamment frôlé la perfection. On a souvent tendance à parler de Leo Messi, mais incontestablement le Barça ne sera pas si beau sans son énormissime duo de milieu de terrain qui mercredi a bénéficié du bon travail de récupération de Sergio Busquets, autre joueur maison, dans un rôle proche de celui de Marco Senna en équipe nationale. A cette liste, on peut aussi rajouter le prometteur Bojan. Adoubé par Monsieur Johan Cruyff, ancien entraineur du FCB et instigateur du beau jeu blaugrana (le toque ), Pep Guardiola s'est appuyé sur le centre de formation, et a pu compter sur des joueurs de qualité acheté par le club. On citera Samuel Eto'o, déjà buteur en finale en 2006, le Camerounais termine sa cinquième saison, avec une fois de plus des statistiques très impressionnantes (35 buts marqués en Liga + C1). Il a formé un trio très prolifique avec Leo Messi et Thierry Henry, qui après une première saison difficile, a réalisé un exercice d'excellente facture récompensé par la victoire d'une première Ligue des Champions tant attendu. C'était le seul trophée qui manquait à sa galerie. Absent de la finale, Daniel Alves et Eric Abidal ont pesé sur de leur poids en donnant sur leur aile un atout offensif supplémentaire. Anciens pensionnaires de la LIgue 1, comme Abidal, Yaya Touré s'est imposé au milieu de terrain, et Seydou Keita a lui joué les jokers de luxe, inscrivant quelques buts.

" Mes que un club " annonce-t-on souvent. Après une telle saison, il n'y a qu'un mot : MAGIQUE. Ca fait beaucoup de bien de voir un si beau jeu dont beaucoup devraient tirer des enseignements. Encore merci Guardiola, merci Iniesta et compagnie, merci le Barça et à l'année prochaine ...

# Posté le vendredi 29 mai 2009 13:45

Modifié le samedi 30 mai 2009 12:15

Après les Blues, le Barça défiera les Reds

Après les Blues, le Barça défiera les Reds
Hier, Stamford Bridge a été le théâtre d'un final à couper le souffle. Jusqu'à la 94ème minute, on a bien cru assister au remake de la finale de l'an dernier en Ligue des Champions, un match 100% anglais opposant les Reds de Manchester, vainqueur facile la veille d'Arsenal, aux Blues de Chelsea. Il n'en sera finalement rien puisqu'à quelques poignées de seconde du coup de sifflet final, Andres Iniesta propulsa le cuir au fond des filets de Petr Cech, sur la première occasion franche du club catalan. Il permit par la même occasion au Barça de revenir à égalité et de décrocher son billet pour l'ultime match de cette finale au bénéfice du but marqué à l'extérieur. Les deux équipes avaient, en effet, quitté le Nou Camp sur un score vierge la semaine dernière.

Les joueurs londoniens pourront avoir quelques regrets tant les hommes de Pep Guardiola paraissaient bien en deçà du niveau de jeu offert depuis le début de la saison. Pas plus tard que le week-end, ils avaient même donné un récital sur la pelouse de Santiago Bernabeu infligeant une claque monumentale à son ennemi juré, le Real Madrid. Privés de Carles Puyol, Rafael Marquez et surtout de Thierry Henry, les Catalans se sont montrés impuissants pendant toute la rencontre, à l'exception de cette dernière minute fatale aux Blues. Les coéquipiers de Franck Lampard ont posé d'énormes problèmes tactiques aux Blaugranas. Ils ont laissé une large possession du ballon aux catalans, mais ont opposé une grande maîtrise défensive menée de mains de maître par un John Terry des grands soirs. Procédant en contre, les joueurs de Guus Hiddink ont malmené la défense adverse à plusieurs reprises. Dès la 9ème minute, Chelsea avait pourtant pris le meilleur départ possible grâce à une frappe de jeu vidéo de Michael Essien sous la barre. Certes, les londoniens ont dû composer avec quelques erreurs de l'arbitre norvégien, mais même sans cela, les Blues auraient pu se mettre à l'abri si les attaquants avaient été plus adroits devant le but d'un Valdes, décisif à plusieurs reprises. Côté barcelonais, on a pourtant livré sans doute l'une des sorties les moins abouties de la saison. On a vu Leo Messi beaucoup moins qu'à l'ordinaire, même si sur quelques accélérations il a torturé Ashley Cole et qu'il a offert la balle de but à Iniesta, qui a surement été le meilleur blaugrana sur le pré. Eto'o a été invisible, Xavi et Keita aussi, Daniel Alves a beaucoup tenté mais le plus souvent pour un résultat très maladroit. Les bonnes surprises de cette rencontre auront finalement été Busquets et Piqué qui auront profité de l'absence de Puyol et Marquez.

Mais sur le reste de la saison, et même aux vues de cette double confrontation, la qualification du FC Barcelone est purement logique. Le sort réservé à Messi à l'aller, la glissade d'Anelka qui causa l'expulsion d'Eric Abidal et les réactions à la fin de la partie de Michael Ballack et de Didier Drogba (l'ancien marseillais risque gros après avoir insulté l'arbitre) ne sont pas une belle publicité pour le football. On aura donc droit à une finale de rêve à l'Olimpico Stadio de Rome le mercredi 27 avril prochain qui opposera les deux meilleures équipes de la saison, et c'est assez rare pour le préciser.

Pour y parvenir, les Barcelonais auront donc croisé sur leur route un Olympique Lyonnais toujours pas remis de sa déroute au Nou Camp, un Bayern Munich désemparé après la leçon reçue en Espagne qui a entraîné la chute de Klinsmann et donc de Chelsea, qui n'arrive décidément pas à remporter cette coupe aux grandes oreilles malgré les millions injectés chaque année par Abramovitch. Les Mancuniens ont eux disposé de l'Inter Milan de Mourinho, toujours aussi maudit dans sa quête de la Ligue des Champions, du FC Porto qui s'est pourtant bien défendu notamment à l'aller, et enfin d'Arsenal et de sa jeune armada. Mardi soir, les Reds Devils entamaient avec un léger avantage grâce à une victoire à l'aller sur le plus petit des scores. Ils n'ont pas tardé à tuer définitivement le match en inscrivant deux buts coup sur coup par l'intermédiaire de Park et de Cristiano Ronaldo. A la 11ème minute la messe était dite. Cristiano Ronaldo enfoncera le clou après la pause, Arsenal sauvera tout de même l'honneur sur un penalty accordé suite à une faute de Darren Fletcher. Les Gunners quittent donc la Ligue des Champions avec d'énormes regrets, eux qui misaient beaucoup sur cette compétition après avoir été distancé en Championnat.

Cette finale entre Reds Devils et Blaugranas sonnera comme un duel entre deux futurs ballons d'or 2009 en puissance, j'ai nommé le génialissime Leo Messi et le fantasque Cristiano Ronaldo ... J'en salive d'avance !!!!

# Posté le jeudi 07 mai 2009 14:32

Modifié le jeudi 07 mai 2009 16:33

Même TF1 s'intéresse à Douai ... C'est dire !

Un reportage vu dans Combien ça coute le dimanche 26 avril !

# Posté le lundi 27 avril 2009 16:20

C'est ça Douai ...

C'est ça Douai ...
Douai, ses 43 000 habitants, son équipe de football qui stagne en Division Honneur depuis quelques années dans un stade vide, ses 1 500 kebaberies, ses 1 500 établissements bancaires, mutualistes et autres compagnies d'assurances, ses 1 500 opticiens, ses 2 cafés ouverts après 20 heures, ses commerces fermés à la pelle, son arche de feu à intermittence, son tramway invisible ... Si cette description vous fait rêver, soit vous venez d'un village pommé au fin fond de nulle part, soit vous êtes dépressifs ... Même si elle apparaît exagéré, elle ne montre en réalité que le ressentiment d'une population qui est en droit d'attendre beaucoup plus.

« Douai, une ville qui bouge » peut-on lire sur certains panneaux, je serai tenté d'y rajouter « entre 16h47 et 17h12 ». A travers quelques exemples illustrant mon propos, je voulais une fois de plus revenir sur l'inertie qui accable de plus en plus cette ville qui dispose cependant d'un joli potentiel tant pour son emplacement géographique que par son identité. L'entrée de la ville est le reflet de la politique menée actuellement par l'équipe du maire Jacques Vernier qui pour rappel règne sur la Cité des Gayant depuis 1983. Il suffit de se rendre du côté du grand rond-point de la salle de concert Gayant-Expo pour mieux comprendre. Jetez un ½il discret sur les parterres de pelouse, vous y constaterez l'entretien aléatoire de ce qu'on appelle les espaces verts. Attention, cela n'est en rien dû à une négligence du personnel municipal. Non, non, il s'agit d'une décision de l'édile visant à favoriser ce qu'on appelle la gestion différencié. Cela consiste à revenir à un traitement qu'on pourrait qualifier de naturel et laisser la nature faire son boulot en intervenant le moins possible. Résultat, les parterres de pelouses ressemblent plus à ceux d'un terrain abandonné qu'à une entrée de la ville. La mauvaise herbe y réside en véritable chiendent.

Autre domaine dans lequel la ville brille par sa performance : le stationnement. Il devient de plus en plus difficile de trouver un stationnement non payant. Ce qui pose un problème principalement pour les résidents. Mais passe encore, cela semble se généraliser à l'ensemble des villes. Mais Douai fait plus fort en implantant des barrières limitant l'accès au parking. Je pense notamment à celui de la Place Carnot qui propose deux cas de figures intéressants. Dans le premier, la barrière est inactive et ouverte permettant ainsi à tout de se garer, ce qui finalement ne pose pas problème. Et puis dans la deuxième situation, cette même barrière est opérationnel dans les faits, mais pas en réalité. Elle affiche complet et n'abrite aucune voiture ... Bizarre, vous avez dit bizarre ??? Nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Et puis comment ne pas évoquer encore et toujours de cette légende qui fait parler de Douai. Je veux bien sûr parler de ce tramway nommé « Evéole » ... Rien ne marche comme les élus du Douaisis l'avaient décidé. Même le nom du projet a été choisi dans la précipitation. Ce n'est pas « Evéole » qui aurai dû être retenu mais bel et bien « L'Arlésienne ». Et encore que si je m'en référence à mes maigres connaissances linguistiques latines, « Evéole » n'est qu'un dérivé d'Eole qui rappelons est le Dieu des Vents dans la mythologie grecque ... Et finalement ce projet, c'est tout cela, du vent !!! Dernier fait en date, pas plus tard que le ..., ce quotidien régional « La Voix du Nord », si souvent décrié, consacre un formidable dossier sur la question. On y apprend par exemple que la version hollandaise de l'Eveole qui circule dans les rues d'Eindhoven éprouve les pires problèmes pour circuler. Se déplaçant le plus souvent, en mode « bus ». Vous me direz au moins ça roule ... Mais on ne peut raisonnablement pas dépenser autant d'argent pour mettre au point un tram qui fonctionne comme un bus, et encore moins qui ne fonctionne. Au cours de ce dossier, les élus douaisiens révèlent naïvement qu'ils n'étaient pas au courant de ce dysfonctionnement et que de toute manière, le moyen de transport verrait quoiqu'il arrive le jour à Douai. Bizarrement alors que depuis 2007, très peu de communication avait été réalisée sur l'évolution du dossier du tramway, la sortie de ce dossier, en plus de provoquer la colère des élus locaux, allait entraîner l'arrivée de quelques plaquettes sur le sujet dans notre petite boite à lettres quelques jours plus tard. Chacun y allant de son petit couplet, la Communauté d'Agglomération du Douaisis, le Syndicat Mixte des Transports du Douaisis, et bien sûr la Mairie de Douai par le biais de Jacques Vernier. Finalement, on n'en apprenait pas beaucoup plus, mais un peu de communication langue de bois, c'est toujours mieux que rien. Aujourd'hui l'arrivée du tramway est prévue pour le premier semestre 2010. Et le maire de Douai fait la guégerre à la Voix du Nord, lui refusant pendant un temps l'accès à certaines manifestations organisées par la Ville.

C'est ça Douai, et ce n'est pas encore fini !

# Posté le dimanche 19 avril 2009 04:40

Le rugby est-il un sport de tapettes ?

Le rugby est-il un sport de tapettes ?
On a souvent tendance à dire que les rugbymen sont bien plus virils que ces messieurs les footeux. Ces derniers n'ont de plaisir qu'à se rouler par terre dès qu'on les effleure. Certes, sur le pré, les rugbymen sont des durs au mal, mais en dehors la réalité est beaucoup moins évidente.

Premier exemple : Le Stade Français

Depuis quelques années, les joueurs de la capitale prennent un malin plaisir à s'afficher nus sur papier glacé à travers l'édition d'un calendrier. L'idée de base est originale pour récolter des dons au profit d'une association et donner un peu de bonheur à nos petites femmes. Mais au fil des ans, les poses lascives et explicites des stadistes sont devenues cultes dans des lieux comme le Fucking Blue Boy et sont très appréciées par la population grecque. Il parait même que le calendrier remporte un franc succès du côté de Mykonos. Pour continuer à séduire, on se trouve obligé d'opter pour des maillots roses, avec des petites fleurs très psychédéliques. Le choix de la tunique cause la raillerie des adversaires, pis de la toute la France. A côté, les moqueries concernant le maillot jaune stabilo de l'Olympique Lyonnais chez les footeux parait ridicule.

Deuxième exemple : Bernard LAPORTE

Quand on évoque le Stade Français, la transition avec Bernard Laporte est aisée. L'actuel secrétaire d'Etat chargé des Sports en effet entraîné le club de la capitale pendant 4 ans. Il prendra ensuite la tête de l'Equipe de France. Au cours de la dernière Coupe du Monde de Rugby, il fera lire " La lettre de Guy Moquet " par Clément Poitrenaud au reste de l'équipe. Une décision étrange tant le sport n'a rien n'avoir avec un acte de résistance. Cette initiative sera vécue comme un acte de courtisanerie envers Nicolas Sarkozy. Quelques mois plus tard, il intègre le gouvernenent et plus précisément le Ministère de Roselyne Bachelot. T'imagines un peu que le type a eu sous ses ordres des mecs comme Ibanez, Pelous, Galthié et il se retrouve à dire des conneries sous la tutelle de la dame qui porte des Crocs. Autre preuve que les rugbymen ne sont pas si virils que cela, il s'est fait piquer son rôle à la Jeunesse par Martin Hirsch et il a même pas bronché.

Troisième exemple : Sébastien CHABAL

Il y a un petit moment, tout le monde se pavanait devant Frédéric Michalak. Le beau gosse brillait plus grâce à ses pectoraux que par ses performances sur le terrain. Et hop disparu des campagnes pub. Sur les panneaux publicitaires de nos villes, sur les pages de nos magazines et autres journaux, fleurissent a volo des clichés commerciaux sur lesquels on peut y découvrir un grand bonhomme au look rappelant les plus belles représentant un certain JC. Barbu et chevelu, l'icône n'a pour différence que les initiales : SC. Du parfum, des assurances, des voitures, à croire que ce nouveau prophète recrute ses fidèles dans les agences de publicité. La foi a eu un avant et un après JC, le rugby aura un avant et un après SC.
Jésus Christ distribuait le pain, Sébastien Chabal distribue lui les pains. Touchez-en un mot à l'italien Martín Castrogiovanni qui a reçu un bon bourre pif pendant la troisième mi-temps... Déjà il fait ses coups en douce, et en plus il s'excuse ... par sms ! Courage fuyons !!! Zidane s'en était pris à Materrazzi en public, et ne s'est pas encore excusé ! On n'appelle cela le respect ! Et oui, en réalité Sébastien Chabal est en réalité un nounours. Ceux qui ont regardé les Enfoirés pourront témoigner. Au cours du spectacle retransmis en début de mois, le rugbyman tricolore apparaît avec Julie Zenatti. La première impression qui te vient en tête, c'est cette vision incroyable d'une scène de « La belle et la bête ». Après quelques secondes, tu te dis que finalement la bête va manger la bête et que le spectacle va s'arrêter. Et puis là, Julie Zenatti prend son micro, et va calmer le grand monsieur à l'aide de la voix. Chabal se décompose et d'une voix faiblarde et mal assurée, te murmure timidement un « J'aurai voulu être un artiste » qui redonnerait le sourire à n'importe quel mioche inconsolable depuis trois heures.

Le rugby deviendrait-il un sport de tapettes ? J'ai mon avis sur la question, je vous laisse vous forger une opinion. Jo Maso et François Trou-Duc (euh Trinh Duc) se tiennent à votre disposition pour d'éventuelles informations complémentaires ... Avec des noms aussi évocateurs, vous pouvez leur faire confiance ! On n'avait pas vu cela depuis Jean-Charles Trouabal et Jean-Luc Sassus !

# Posté le mercredi 25 mars 2009 16:08

Modifié le dimanche 29 mars 2009 09:39

Alain Bashung s'en est allé

L'un des plus grand Monsieur de la chanson est mort hier. Alain Bashung s'en est allé rejoindre Serge Gainsbourg, Georges Brassens, Jacques Brel, Michel Berger, ... Souffrant depuis un peu plus d'un an d'un cancer, on l'avait vu pour la dernière fois, le 28 février, lors des 24ème Victoires de la Musique, très amaigri. Au cours de la cérémonie, il avait reçu trois récompenses ( Meilleur artiste, meilleur album et meilleur spectacle ).

En trente ans de carrière, l'interprète de " La nuit je mens " sera parvenu à se faire une place à part dans le paysage musical français. Toujours là où l'on ne l'attendait pas, la grande force d'Alain Bashung aura été de savoir s'entourer d'artistes très talentueux. Récemment, c'est avec Gaëtan Roussel (Louise Attaque), Joseph d'Anvers, Miossec, Arman Méliès, Gérard Manset (auteur du sublime Comme un Lego), qu'Alain Bashung avait collaboré pour offrir au public un magnifique " Bleu Pétrole " qui restera pour toujours le dernier cd du chanteur, mais pas des moindres.

Né le 1er décembre 1947, Alain Bashung éclate aux yeux du grand public au début des années 1980 avec l'album " Pizza " avec les tubes « Gaby oh ! Gaby » et « Vertige de l'amour », aux paroles signées par Boris Bergman. Insaisissable, il prend de contre-pied tout le monde en proposant ensuite en 1982 un album moins facile d'accès, " Play Blessures " (comprenant notamment " Martine boude " et " Volontaire "), réalisé avec Serge Gainsbourg, qui voyait en Bashung " un pilier de la chanson française ". Très froidement, Bashung veut casser son image. Une intention portée par le titre " J'croise aux hybrides " et ces paroles très fortes " J'dédie cette angoisse à un chanteur disparu, mort de soif dans le désert de Gaby, respectez une minute de silence, faite comme si je n'étais pas arrivé...". Suivront en suite " Figure imposée " en 1983 resté très confidentiel, puis " Passé le Rio Grande " en 1986. Il retrouve par la même occasion Boris Bergman et la route du succès avec " Sos Amor ". Trois ans plus tard, " Novice " marque la dernière collaboration entre Bashung et Boris Bergman. Jean Fauque signe quelques textes, et deviendra son parolier fétiche jusqu'à " L'imprudence ".

En 1991, "Osez Joséphine " marque le vrai retour en grâce de Bashung avec un succès public avec le tubissime " Osez Joséphine ". L'album se vend à 350 000 exemplaires et contient " Madame rêve ", qui devient rapidement un titre incontournable de son répertoire, et laisse présager ses évolutions artistiques à venir. En 1992, il reprend " Les mots bleus " de Christophe pour une compilation contre le Sida. Un an plus tard sort " Chatterton ", son neuvième opus. Nouveau disque et nouveau succès public grâce à " Ma petite entreprise " qui serait selon certains une métaphore de son activité sexuelle, démenti formellement par Bashung lui-même.

Après une petite pause cinéma, il avait entamé sa carrière d'acteur en 1981, il revient à la musique avec " Fantaisie Militaire ". Le premier single issu de cet superbe oeuvre est le magnifique " La nuit je mens ". Il reçoit pour cet album trois victoires de la musique en 1999. En 2005, à l'occasion de la vingtième édition des Victoires de la Musique, " Fantaisie Militaire " est d'ailleurs consacré meilleur album de ces vingt dernières années. Cet album est un succès critique et commercial pour Bashung. Suivra " L'imprudence ", album très sombre et exigeant plus parlé que chanté, inspiré selon lui des vieux films en noir et blanc. En 2004, parait son album live " La Tournée des grands espaces " doté de 31 titres.

Avant la sortie de " Bleu Pétrole ", il réalise une reprise de " Avec le Temps " pour un hommage à Léo Ferré, un duo avec Françoise Hardy sur " Que reste-t-il de nos amours ", un autre "L.U.V " avec Daniel Darc. Il participe aussi en compagnie de ce dernier à " La tournée des aventuriers d'un autre monde " avec Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka, Raphael et Cali. Il collabore également avec Dionysos pour " Panique Mécanique " de l'album " La mécanique du coeur " où il incarne Jack L'éventreur. Le 24 mars 2008, sort " Bleu Pétrole " qui sera suivi d'une tournée. Affaibli, il a été dans l'obligation d'annuler une partie des dates, ces derniers jours.

Alain Bashung s'en est donc allé, laissant derrière lui un répertoire très fort. Il avait réussi à faire l'unanimité auprès de la nouvelle génération. Respect à ce grand Monsieur ... Merci Alain !!!!

# Posté le dimanche 15 mars 2009 03:50

Modifié le lundi 16 mars 2009 14:17

Le Roi Henry et son armée blaugrana avaient mangé du Lyon

Le Roi Henry et son armée blaugrana avaient mangé du Lyon
Au match aller, les joueurs lyonnais avaient donné le temps de la première période l'illusion qu'ils étaient en mesure de poser problème à l'ogre qu'est le FC Barcelone. Les hommes de Claude Puel avaient même déguster les citrons qui les attendaient en rejoignant les vestiaires en menant un à zéro grâce à un joli coup-franc de Juninho dès la 7ème minute. Les Rhodaniens avaient su poser problème aux catalans en pressant fort haut et en les privant de ballons. Ils auraient même pu aggraver le score. Oui, mais le Barça n'est pas du genre à se laisser domestiquer de la sorte. Les joueurs de Pep Guardiola ont dès les premières minutes de la seconde période un tout autre tempo au jeu au grand dam des Lyonnais qui commençaient à montrer quelques faiblesses physiques. Ils allaient le payer cash à la 67ème minute. Sur un corner dévié par Marquez au premier poteau, Thierry Henry qui se jette au second poteau et égalise. Le score n'évoluera plus mais les Lyonnais ont eu chaud.

Après ce match nul à domicile au Stade Gerland, les coéquipiers de Karim Benzema étaient condamnés à l'exploit dans l'un des plus beau stade du monde, le Nou Camp, qui plus est face à cette impressionnante armada emmenée par Samuel Eto'o. Dès les premières minutes, le Barça prend le jeu à son compte. Le rouleau compresseur est en marche, les occasions s'enchainent et l'on sent bien qu'à cette allure l'Olympique Lyonnais risque bien de rentrer en France avec une valise. Quelques minutes plus tard, le scénario qui se dessinait se concrétisait après les deux buts en deux minutes de Thierry Henry. A la 26ème minute, Marquez intercepte un ballon et sert Thierry Henry, bien seul, qui n'a plus qu'à aller défier Hugo Lloris et inscrire son premier but de la soirée. Il récidive deux minutes plus tard. Bien décalé sur la gauche par Xavi, il glisse le ballon sous le ventre du portier lyonnais. L'affaire se complique encore un peu plus à la 40ème minute lorsque
Messi file balle au pied et résiste à deux défenseurs lyonnais. L'Argentin s'appuie sur Eto'o avant d'ouvrir son pied gauche pour marquer un bien joli but. Du grand, du très grand art, du très très grand Barça. A la 43ème, c'est au tour de Samuel Eto'o d'y aller de son petit but en fustigeant le gardien remplaçant de l'Equipe de France après avoir été bien servi par Thierry Henry, homme du match. Dans un sursaut d'orgueil, les Lyonnais inscrivent par l'intermédiaire d'une belle tête de Jean II Makoun leur premier but. Ils remettent ça à la 48ème minute sur un centre de Delgado, Benzema laisse passer volontairement le ballon qui atterit dans les pieds de Juninho réduit le score. 4-2 ... On pourrait croire les Lyonnais capables de l'exploit, mais les Barcelonais maitrisent totalement leur sujet. Certes, ils ont levé le pied, mais les Gones ne se montrent pas dangereux. L'impuissance des Lyonnais commencent à les agacer. A plusieurs reprises, Monsieur Henning, l'arbitre norvégien est obligé de faire la police. Comme un symbole de cette déroute, Juninho est expulsé suite à un deuxième carton jaune pour contestation. La messe est dite depuis bien longtemps, mais Seydou Keita qui venait de rentrer en jeu à la place de Titi Henry vient enfoncer le clou en inscrivant un cinquième but après avoir pris de surprise la défense lyonnaise aux aguets et défier un Hugo Lloris bien malheureux. Il ne peut rien sur les cinq buts, et a même sauvé la mise à son équipe plusieurs fois. Les Lyonnais sortent donc de cette Ligue des Champions par la petite porte sur une lourde défaite qui montre une fois de plus à quel point les clubs français sont encore loin du top niveau européen. Après Milan en 2007, Manchester en 2008, c'est Barcelone qui arrête la course de l'équipe de Jean-Michel Aulas. Claude Puel n'aura donc pas fait mieux que son prédécesseur, Alain Perrin, qui avait pourtant été si dénigré. Les Lyonnais n'ont plus que le championnat de France pour sauver leur saison. Et même en Ligue 1, l'OL n'aura jamais été si proche de perdre son titre. Encore leader, elle ne dispose plus que d'un maigre point sur son premier dauphin, le PSG de Paul Le Guen, ancien entraineur de Lyon. Les Barcelonais auront une fois de plus offert un spectacle d'une rare beauté ... Un vrai régal, une vraie publicité pour le football !!! Plus que jamais le Barça se positionne comme l'équipe à battre, ou plutôt à abattre !

Dans les autres matchs, le Bayern Munich n'a pas eu aucune pitié pour les joueurs du Sporting Portugal en inscrivant pas moins de 12 buts sur les deux rencontres (5-0 à l'aller; 7-1 au retour). Le Real Madrid a été étrillé, et la défense madrilène humiliée par la puissance de Liverpool et de ces deux diables que sont Fernando Torres et Steven Gerrard. Par deux fois, les joueurs de Benitez se sont imposés (1-0 à Anfield Road, puis 0-4 à Bernabeu). Arsenal et l'As Roma ont du lutter jusque tard dans la soirée. Vainqueur du match aller (1-0), Arsenal s'est incliné sur le même score au Stadio Olimpico. Les deux équipes se sont départagés aux tirs aux buts. La route se poursuit pour les hommes d'Arsène Wenger après leur victoire dans cette épreuve si aléatoire (7 à 6). Dans les autres confrontations Italie-Angleterre, les clubs british ont pris le dessus de leur adversaire. Après un nul à l'aller (0-0), Manchester s'est imposé 2-0 face à l'Inter Milan grâce à deux jolis têtes de Vidic et de Cristiano Ronaldo. De son côté, Chelsea a disposé de la Juventus de Turin. Vainqueur 1-0 à l'aller, les Blues ont arraché le match nul (2-2) grâce à des buts de Michael Essien et de Didier Drogba, auteur d'un très bon match. Dans les deux derniers matchs, le FC Porto a éliminé l'Atletico Madrid (0-0; 2-2) et Villareal a battu le Panathinaikos (1-1;2-1).

Voilà, s'en est fini de ces huitièmes de finale, le tirage au sort des quarts aura lieu dès demain. D'ores et déjà, on peut s'attendre à des très gros chocs, et surtout à du beau spectacle en perspective comme ce fut le cas lors de ce tour.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 13:34

Modifié le mercredi 18 mars 2009 04:05

Fuck la crise

Fuck la crise
Eh vas-y que je te fais bouffer de la crise par ici, que je te goinfre de crise par là, que je te gave de crise à gauche, que je te fais engloutir de la crise à droite. Bref, je ne dois pas être le seul à faire une indigestion de ce mot si vaste et commun. Partout, à la télé, dans les journaux, à la radio, sur internet, dans la rue, au café, ...

L'inventaire est exhaustif :

Crise financière
Crise dans l'industrie du disque
Crise de nerfs
Crise économique
Crise de spasmophilie
Crise d'angoisse
Crise du secteur automobile
Crise d'urticaire
Crise d'adolescence
Crise d'apoplexie
Crise dans l'Education Nationale
Crise d'appendicite
Crise d'asthme
Crise sanitaire
Crise à l'AS Monaco
Crise de foie
Crise d'épilepsie
Crise en Outre-Mer
Crise de la quarantaine
Crise humanitaire
Crise de jalousie
Crise cardiaque
Crise immobilière
Crise au Parti Socialiste

Qu'importe la manière, qu'importe ses caractéristiques, plus vite que tu ne crois, tu seras un jour où l'autre sa victime. Partout elle attaque. Pour preuve, même ton séant pourrait en être victime. Le gouvernement et les médias nous avaient bien prévenus. Rien ni personne n'échappera au marasme. Selon les chiffres, plus d'un français de plus de 50 ans sur deux a déjà été touché ... On n'en parle peu, mais la crise hémorroïdaire touche autant au moins de foyer que la crise financière. A l'exception près que cette crise affecte aussi le postérieur des plus riches de ce monde. Alors quoique tu dises, quoique tu fasses, elle est plus forte que toi la crise. Un peu d'optimisme ne nous fera pas de mal. On en a plein le cul de la crise, c'est pourquoi j'ai envie de crier bien fort : " Fuck la crise " !

Je voulais profiter de cet article pour vous rappeler à travers cette géniale citation de moi-même « La vie est un carnaval, chaque jour qui passe un confetti » ... Au lieu de se plaindre à longueur de journée, viens chez les Muvrins, y'a du saucisson et du pain, un cd de Patrick Sébastien et c'est parti pour saquer eun'din.

# Posté le mercredi 11 mars 2009 11:48

Modifié le jeudi 12 mars 2009 13:47

Viva Barcelona

Viva Barcelona
Dans quelques jours maintenant, le mardi 24 février plus exactement, l'Olympique Lyonnais de Claude Puel sera opposé au FC Barcelone de Pep Guardiola dans le cadre des huitièmes de finales de la coupe aux grandes oreilles, la Ligue des Champions. En recevant le club catalan, les coéquipiers de Juninho n'affrontent pas seulement le leader de la Liga qui possède déjà dix points d'avance sur son dauphin, le Real Madrid. Ils défieront l'une des meilleures équipes du monde actuellement, si ce n'est la meilleure, au Stade Gerland avant de se déplacer dans le mythique Nou Camp.

« Mes que un club » (comprenez Plus qu'un Club), telle est la devise du club. Arborée fièrement sur les sièges de l'une des tribunes du stade, cette devise a pris tout son sens depuis un bon moment. Les supporters auront notammer les Cruyff, Maradona, Romario, Stoichkov, Ronaldo, Koeman, Figo, Rivaldo, Ronaldinho, Deco défiler sur la pelouse du Nou Camp. Et le début de saison des hommes de Guardiola, autre joueur mythique du Barça, ne fait que conforter cette devise. Plus qu'un club, plus qu'une équipe, les supporters catalans ont droit chaque week-end à un véritable show de cette troupe de magiciens blaugranas qui portent le nom de Eto'o, Henry, Iniesta, Xavi, Alves, Puyol, ... emmenés de pieds de maître par le génialissime Messi, dont le nom semblait le prédestiner à de grandes choses. Ballon au pied, quasiment plus rien ne peut les arrêter. A force de tour de passe-passe, d'illusions en tout genre, ils usent les équipes adverses et font tourner bourriquer les défenseurs affolant ainsi les compteurs tant sur le plan comptable que statistique.

Aujourd'hui, le FC Barcelone est plus qu'un club, c'est une machine de guerre, un char prêt à dévaster tout sur son passage. Même si l'addition des talents n'est pas innocente, mais n'est néanmoins pas un gage de réussite (ex : les Galactiques au Real), plusieurs éléments expliquent une telle réussite. On le sait et, même si certains ont parfois tendance à l'oublier, le football est un sport d'équipe. Avec un chef d'orchestre et un stratège de la classe du talent de Guardiola, cela parait évident. Là où des conflits de personne et des problèmes d'ego avaient éclaté sous Rijkaard l'an dernier, chacun des joueurs encore présents semblent avoir mis ses rancoeurs de côté. Exit la diva Ronaldinho, Eto'o semble en avoir fini avec ses caprices, et Henry avec ses soucis personnels. Et quand le collectif prend le dessus sur l'individuel, tout devient plus facile. D'autant que le club catalan dispose d'une attaque de feu avec le dynamisme et l'instinct de Samuel Eto'o, le génie et l'inspiration de Lionel Messi et la vitesse et la détermination de Thierry Henry. Bien que parfois décrié, le français a tout de même inscrit douze buts en Liga et fournit un gros travail de récupération. A eux trois, ils ont inscrit 74% des buts marqués par le FC Barcelone depuis le début de la saison. Mais la performance du trio ne s'arrête pas là, il constitue le premier volet défensive et en pressant très haut il facilite le travail de récupération. Derrière eux, les deux nouvelles stars espagnols réalisent eux aussi un travail de sape. Iniesta et Xavi apparaissent aujourd'hui indispensables à l'équilibre de l'équipe, comme pouvait l'être Guardiola à son époque. Défensivement, le travail est mâché, et des joueurs au physique de Yaya Touré, Carles Puyol font office de dernier rideau avec Eric Abidal et Daniel Alves. Les deux défenseurs latéraux sont des relais parfait pour les attaquants comme Henry et Messi. L'entente entre Messi et Alves en est même surprenante par son efficacité et sa facilité à se trouver. .

Résultat : le Barça prend peu de buts et en inscrit beaucoup (+54 de goal average à ce jour en Liga). Il n'y a pas de secret de nombreux tirs, de nombreuses occasions, de l'efficacité, voilà le résultat des performances du Barça ... Et actuellement on voit mal l'ogre barcelonais achoppait à l'obstacle lyonnais tant les performances actuelles des Gones inquiètent. Bien sûr les Rhodaniens sont toujours leader de Ligue 1, mais la qualité de leur jeu et leur manque de tranchant soulèvent des interrogations. Sont-ils capables de bousculer le FC Barcelone ? Oui, tout reste possible sur deux matchs ... Mais cela passera par une hausse considérable de leur niveau de jeu et un réalisme sans faille. Les lyonnais en sont d'autant plus conscients qu'ils avaient buté sur Manchester United par manque de lucidité et de réalisme au terme de deux matchs qui étaient à leur portée. Malgré vous savez le lien qui unit le FC Barcelone à la Muvrinie, et je ne pouvais pas conclure cet article sans lancer un vibrant « Viva Barcelona »

# Posté le vendredi 20 février 2009 11:48