Deux qualifications et des espoirs ...

Deux qualifications et des espoirs ...
Avec un peu de retard, voici un petit résumé de la quatrième journée de la Ligue des Champions. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les nouvelles sont bonnes !

Un Bordeaux à l'italienne

Autant les Bordelais ont été méconnaissables et médiocres hier soir face à Lille, au cours d'un match comptant pour la 13ème journée de Ligue et perdu 2-0, ils conservent néanmoins leur place de leader, autant les joueurs de Laurent Blanc ont maitrisé leur sujet en Ligue des Champions mardi dernier. Face à un Bayern en crise, les Girondins ont assuré leur qualification pour le prochain tour de la compétition. Là où ils avaient échoué l'an dernier, les Bordelais ont réussi une belle performance. En laissant le ballon aux Munichois (38% de possession de balles seulement pour les Grenats) et en opérant en contre, les Girondins ont réussi une belle prestation. En difficulté actuellement, les hommes de Van Gaal se sont heurtés au mur bordelais dont le dernier rempart, Cédric Carasso, a été impérial. Après une claquette repoussant sur la barre un centre-tir de Braafhed, le portier s'est également illustré en retirant de la lucarne un coup-franc de Schweinsteiger. Autoritaire dans ses sorties dans les pieds des attaquants bavarois, Carrasso s'est montré serein dans toutes ses prises de balles.

Réaliste, les Bordelais ne se sont procurés que deux occasions pendant 90 minutes. Suffisamment pour s'imposer grâce à deux buts de Gourcuff (37ème) qui reprend d'une belle tête un coup-franc (encore un) de Wendel, puis dans les dernières minutes c'est Chamakh qui allait conforter l'avance bordelaise. Sur un long ballon en profondeur, l'attaquant marocain résiste à Badstuber, élimine Butt, le bien nommé, et s'en va ouvrir son compteur but en Ligue des Champions dans un but vide. Bien sûr, les Bordelais ont eu un peu de chance, mais il en faut dans ce genre de match. En effet sur un cafouillage dans la surface, après des tentatives de Braafheid et Toni, Klose prend sa chance ... Mais c'est sans compter sur la mimine de Ciani ! Si l'arbitre siffle penalty et expulse le défenseur girondin, le scénario du match peut totalement changer ... D'autant que sur l'attaque suivante, les Girondins allaient ouvrir la marque. Voilà donc les hommes de Laurent Blanc qualifiés au bout de quatre matchs seulement. Sans être extraordinaire, ils ont assuré l'essentiel et ont mis encore un peu plus le doute dans l'esprit des joueurs du Bayern Munich et de Louis Van Gaal, dont les jours semblent compter à la tête de l'équipe bavaroise. Notons tout de même, la belle performance du milieu défensif bordelais, Alou Diarra, maitre des airs, et victorieux dans de nombreux ... Et c'est aussi à cela que l'on gagne les matchs !

Dans l'autre confrontation, la Juventus s'est imposé face au Maccabi Haifa. Les Bordelais joueront pour s'assurer la première place du groupe en recevant les Italiens lors du prochain match tandis que le Bayern tentera de maintenir l'espoir en s'imposant face au club israelien ... Mais les affaires sont bien mal engagées !

Marseille entretien la flamme

Cinq buts hier soir (5-5) face à Lyon en Ligue 1, six autres mardi dernier (6-1) face au FC Zurich , les supporters Olympiens ont été gâtés cette semaine. Et pourtant même si le succès en Ligue des Champions permet d'entretenir l'espoir d'une éventuelle qualification pour les huitièmes de finale, la victoire face au club suisse ne doit pas masquer les faiblesses défensives des marseillais. Très fébriles défensivement, les Olympiens auraient pu se faire peur. Le but du FC Zurich par Alphonse illustre parfaitement cette défaillance, alors que les marseillais dominent leur sujet, l'attaquant suisse s'en va déjouer Diawara et Hilton et marque d'une belle frappe. Le constat a été encore plus criant hier soir face à Lyon. Alors que les Marseillais gagnaient 4-2, ils ont été rejoints au score avant d'être même dominé et de devoir leur salut à un CSC à l'ultime minute de jeu. Mais revenons au match européen, où la seule satisfaction défensive aura été Gary Bocaly. Le jeune latéral a bien remplacé Bonnart.

Offensivement, Didier Deschamps peut être heureux. Son équipe a inscrit six buts ( csc d'Aergerter, Abriel, Niang, Hilton, Cheyrou et Brandao ) et se sont procurés un bon nombre d'occasions nettes. Certes, les Zurichois ont été approximatifs dans leur approche défensive, mais marquer autant de buts est rassurant avant d'aller affronter le Milan AC au cours d'un match qui s'annonce décisif dans la course à la qualification dans ce groupe où tout reste à faire. Aux vues des performances madrilènes et milanaises, il ne parait pas absurde de croire aux chances olympiennes ... Mais pour y croire, il faudra se donner les moyens à San Siro le 25 novembre prochain. D'autant que le Milan et le Real Madrid se sont séparés sur un score nul (1-1), et ont tous deux 7 points tandis que Marseille en possède six !!! Indéniablement, c'est la défense marseillaise qui tient la clé de cette qualification. Face au Real ou à Milan, la moindre erreur sera fatale, on l'a bien vu au cours des matchs aller.


Lyon s'impose sur le fil


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# Posté le lundi 09 novembre 2009 04:06

Reçu trois sur trois

Reçu trois sur trois
Lyon se paie les Reds

En allant décrocher les trois points à Anfield Road, les Lyonnais ont effectué une bien belle opération. Il ne manquera désormais plus qu'un petit point aux Gones pour se qualifier pour le prochain tour de cette Ligue des Champions. En plus de prendre une option sérieuse pour les huitièmes de finale, les Lyonnais ont réalisé un bel exploit en s'imposant face à Liverpool (2-1). Les choses avaient pourtant mal commencé pour les hommes de Claude Puel. Bien que privés de Torres et rapidement de Gerrard, les Reds allaient tout de même ouvrir le score par l'intermédiaire de Benayoun juste avant la mi-temps. L'an passé, les Rhodaniens se seraient peut-être effondrés et seraient repartis d'Anfield Road avec une belle valise. Mais les Lyonnais ont su trouvé l'énergie nécessaire pour revenir au score grâce au tout jeune Gonalons à la 72ème minute. Rentré à la 43ème minute à la place de Cris sorti sur blessure, le jeune défenseur de 20 ans signe son premier but en professionnel. Un bel exploit pour celui qui n'était apparu pour des bribes de matchs. A la peine actuellement, les Reds allaient définitivement touchés le fond à la 91ème minute lorsque Cesar Delgado délivrait l'Olympique Lyonnais en donnant l'avantage aux siens. Là encore un beau symbole, car Delgado avait été peu brillant depuis le début de la saison. Il aura donc choisi le bon endroit et le bon moment pour sortir de sa tanière.

Après Marseille, en 2007, Lyon est la deuxième équipe tricolore à s'imposer sur le terrain des Reds. Et c'est même la première fois que les Gones s'imposent face à un club anglais en Ligue des Champions. Espérons que cette prestation serve une fois pour toute de tremplin et de socle aux Lyonnais dans leur parcours européen. Et bien que tout n'a pas été parfait, on a vu un bloc équipe et non une addition d'individualités comme c'était le cas l'an dernier. Finalement, outre le nom des buteurs, et les bonnes choses entrevues, il parait également important de mettre en avant les joueurs en difficultés dans cette équipe. Sans surprise, Makoun et Ederson ont une fois de plus eu beaucoup de mal ... C'est parfois le cas en Ligue 1, ça l'est encore plus quand le niveau se lève.

Les coéquipiers de Govou pourraient définitivement enterrés les Reds le 4 novembre prochain en s'imposant à Gerland. Ce résultat leur permettrait également de se qualifier pour la prochaine phase. Pendant ce temps, la Fiorentina recevra Debrecen. A l'aller, les italiens ont pris un avantage psychologique en triomphant au terme d'un match épique (4-3).

Un Bordeaux grand cru

Après un nul à Turin, et une victoire face au Maccabi Haifa, les Girondins de Bordeaux recevaient le Bayern Munich privé de Robben et Ribéry. Les Bordelais allaient vite payé une entrée de match mal maitrisée. Sur un corner bavarois, Michael Ciani allait propulser le cuir dans ses propres filets (6e). Mais finalement, cette sentence allaient se révéler bénéfique pour les hommes de Blanc qui allaient peu à peu se remettre dans le match. Et dans ce constat, deux éléments ont joués. Les Bordelais ont repris le dessus en allant de l'avant et se procurant quelques occasions. L'attitude agressive des Munichois a bien aidé les Grenats. Bien que menant au score, les hommes de Van Gaal ont persévéré à la jouer musclé. On le sait Marc Van Bommel, qui finira le match sans même un jaune (allez comprendre) n'est pas un poète, mais lorsque Thomas Muller, star montante du club, se met à l'imiter. La patrouille arbitrale l'a vite eue à son petit jeu, et la sanction ne s'est pas faite attendre. A la demi-heure de jeu, M Hauge allait lui infliger la peine capitale et condamner le Bayern finir à 10. Alors que deux minutes plus tôt, les Girondins reprenaient l'avantage, à la suite d'un corner, grâce à une superbe "Madjer" de Michael Ciani qui rattrapait du même coup sa bévue du début du match. On le sait, les Girondins font souvent la différence sur coups de pieds arrêtés. Ce fut encore le cas, lorsqu'à la 40ème minute, Marc Planus allait permettre à Bordeaux de reprendre l'avantage. En seconde mi-temps, les Girondins auraient pu aggraver le score, mais en vain. En se créant de multiples occasions, et surtout en ratant deux pénaltys (Gourcuff et Jussie), les coéquipiers de Carrasso auraient pu se mettre à l'abri ... Ils ont subi quelques occasions qui auraient pu leur couter cher comme cette tête de Klose sur le poteau.

Au terme de cette soirée, les Girondins peuvent être satisfait de leur première partie de parcours et ont prouvé qu'ils avaient leur place dans cette compétition en affichant de belles ambitions et un joli collectif. On a beaucoup apprécié la défense bordelaise et notamment le jeune Trémoulinas qui a été omniprésent en apportant le danger constamment grâce à des débordements sur son côté gauche, rappelant quelque peu un certain Bixente Lizarazu. Sans hésiter c'est mon gros coup de coeur du match. Comme toujours, Chamakh a réalisé un vrai travail de sape, Diarra et Fernando ont tenu la baraque au milieu.

A Munich, le 3 novembre, les Girondins auront l'occasion de prendre une belle option sur la qualification. Avec 7 points, les affaires sont bien engagées pour les hommes de Blanc. Pendant ce temps la Juve ira en Israel affronter le Maccabi qu'elle a battu sur le plus petit des scores.

Marseille ou le droit d'y croire encore ...

A défaut d'être brillant, les Marseillais ont assuré l'essentiel en disposant du FC Zurich (1-0) grâce à un but de Gabriel Heinze. Alors que les Olympiens jouaient leur survie dans la compétition, il a été curieusement difficile de voir une réelle envie sur le terrain. Ce qui vaudra même à Didier Deschamps le commentaire suivant : " Je me suis ennuyé au moins trente minutes. " Finalement, à l'exception de la victoire, et c'est bien là l'essentiel, on ne retiendra pas grand chose de cette victoire à part peut-être la bonne prestation de la nouvelle charnière défensive de l'OM composé d'Hilton et M'Bia qui pour la deuxième fois d'affilée, après le match de Ligue 1 le week-end dernier à Nancy, a montré de belles choses. Décalé sur le côté gauche, Heinze a été plus percutant ... et décisif.

Dans l'autre match du groupe, la défaite du Real Madrid face au Milan Ac (2-3) a relancé le groupe C. Et tout reste encore possible dans ce groupe. Les Marseillais ont donc tout intérêt à s'imposer au Vélodrome le 3 novembre prochain face au FC Zurich pour continuer à espérer. Mais aux vues des prestations des trois clubs tricolores, Marseille semble être un peu à la traine quant aux performances de Lyon et Bordeaux ... Espérons un sursaut d'orgueil au prochain match.
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# Posté le vendredi 23 octobre 2009 15:38

Modifié le lundi 09 novembre 2009 03:21

Sumo, une vie de chien présidentielle

Sumo, une vie de chien présidentielle
Alors que je parcourais mon quotidien, à l'affût de nouvelles fraîches, qu'elle ne fut pas ma surprise d'apprendre que le couple Chirac s'était séparé de son chien, un bichon surnommé Sumo. Jusque là rien de bien inquiétant, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Là où le journaliste aurait pu se contenter de quelques lignes de la rubrique « Fait divers », il nous gratifie d'un article pleine page nous expliquant les motivations qui avaient poussées les Chirac à renoncer à leur bichon, qui au passage est le chien de prédilection du beauf moderne. En fait, on apprend que le chien n'aurait pas supporté le départ de l'ancien couple présidentiel du Château de l'Elysée vers un chic appartement parisien. La bête aurait décidé de se venger. A trois reprises, le chien a mordu celui qui restera toujours notre cher et vénéré Président de la République. Visiblement au bord de la déprime et de la psychanalyse, le chien a été placé dans une famille possédant un grand jardin, idéal pour lui redonner le moral. Visiblement, le chien s'épanouit pleinement dans sa nouvelle vie. Et si malgré cela, le toutou Chirac a encore besoin de se dépenser, il pourra remplir de son amour sa Hotdoll (jetez un oeil ici, pour comprendre de quoi il s'agit). Et puis on pourra aussi lui conseiller pour éviter tout type de rechute d'aller faire un tour sur Zanibook, sorte de réseau social type Facebook pour les animaux de compagnie. Il aurait ainsi pu « poker » moultes chiennes désireuses de rencontrer l'âme s½ur et plus si affinités, ou de chatter avec un poney ayant envie de briser sa solitude. Créé en février, il paraîtrait que ce site est un véritable succès. 50 000 inscriptions auraient déjà été validés. Il pourrait aussi aller remplir unComme quoi finalement le bien être d'un animal tient à peu de choses ... Désormais l'expression « mener une vie de chien » n'a plus lieu d'être ... Mieux vaut être un bichon qu' un employé de France Télécom, un sans-papier par les temps qui courent. Y'a pas comme une anomalie ?

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 10:39

Ca passe pour Lyon et Bordeaux, ça casse pour Marseille !

Ca passe pour Lyon et Bordeaux, ça casse pour Marseille !
La leçon de Pjanic

En fin de saison dernière, à l'annonce du départ de Juninho, on voyait en son compatriote Ederson son digne héritier sur le terrain. Oui mais voilà depuis le début de saison, le Brésilien est fantomatique et passe plus de temps sur le banc que sur le pré. En réalité, l'ancien niçois a été évincé peu à peu par un talentueux Miralem Pjanic, resplendissant depuis le début de la saison. Même si le jeune lyonnais n'a pas encore l'étoffe d'un Juninho, il marche sur ses traces. Transparent l'an dernier, Pjanic s'impose peu à peu comme le métronome de cette équipe rhodanienne. Et le petit prodige bosniaque a montré une fois de plus l'étendue de son talent mardi soir face à Debrecen. Impliqué dans trois des quatre buts lyonnais dont un superbe but sur un coup-franc (13ème) qui n'avait rien à envier à son prédécesseur brésilien. Et c'est bien sur coup de pied arrêté que l'Olympique Lyonnais a fait la différence contre Debrecen. Après Kim Kallstrom (3ème), très en vue en ce début de saison, c'est Sidney Govou (24ème) qui allait transformer un caviar de Pjanic. Bien en place, les Gones allaient remettre un quatrième but grâce à un lob astucieux de Bafétimbi Gomis (51ème) qui fait peu à peu taire les critiques qui avaient pu être énoncées à son égard la saison passée.

Même si l'adversaire du soir, Debrecen, était bien modeste, ce type de rencontre peut parfois être un piège. Et Lyon a présenté ces nouveaux atouts. Au contraire de ce qui pouvait se produire l'an dernier, les hommes de Claude Puel ne sont plus dans l'obligation d'attendre un exploit personnel de Juninho ou de Karim Benzema pour faire la différence. Désormais Lyon semble davantage posséder un jeu basé sur le collectif au sein duquel le danger peut venir de n'importe où. Notons au passage l'excellent match de Jérémy Toulalan, une fois encore, aligné en défense centrale. Epoustouflant, il s'impose même comme le penchant stabilisateur de Cris.

Il sera bon désormais de voir le comportement des Lyonnais face à une plus grosse écurie européenne. On devrait être fixé dans un mois après la double confrontation face à Liverpool qui doit se racheter après sa déconvenue face à la Fiorentina (2-0) grâce un doublé de Jovetic. Ce résultat permet aux coéquipiers de Pjanic de prendre seuls la tête du groupe avec six points, une belle moisson qui assure sauf cataclysme une qualification quasi-certaine aux Lyonnais.


Un Bordeaux poussif mais un Bordeaux victorieux

Pas besoin d'être un expert pour voir que les Bordelais ne s'étaient pas totalement remis de leur confrontation face à Rennes le dimanche précédent. Indépendamment des qualités des joueurs du Maccabi Haïfa, et notamment Keinan, Meshumar, Culma ou Katan, le déchet technique inhabituel des joueurs de Laurent Blanc était évocateur. Passes manquées, coups francs mal négociés, contrôles imprécis, combinaisons sans logique, duels perdus, sont autant d'illustrations que les Bordelais ont loupé leur première mi-temps. Et la sortie de Yoann Gourcuff sur blessure à la mi-temps en est le parfait exemple. Son remplacement par Fernando a finalement fait du bien aux Girondins. Plus en retrait et laissant davantage d'espace à Plasil sur le flanc droit, il s'est évertué à emballer le match en compagnie de Bellion et Sertic.

Finalement, à la 83ème minute, c'est sur un corner bien tiré de ce dernier que viendra le salut. A la réception, Michael Ciani propulsa de la tête le ballon au fond des filets et permettait ainsi aux Girondins de décrocher une victoire essentielle. Le défenseur bordelais omniprésent a non seulement débloquer la situation grâce à son but, mais il a également rayonné en défense faisant encore un peu plus oublier le départ de Souleymane Diawara pour Marseille.

Certes les Girondins ont fait le minimum en livrant leur moins bonne prestation de ce début de saison, ils ont néanmoins assuré l'essentiel en décrochant trois points très précieux dans la course à la qualification. D'autant que dans l'autre match de ce groupe A, la Juventus Turin et le Bayern Munich se sont quittés sur un score de parité (0-0). Désormais, les Bordelais affronteront les coéquipiers de Ribéry au cours de deux matchs qui pourraient être synonyme de qualification pour celui qui négociera le mieux ces rencontres


Un match de football dure 90 minutes

Si Monsieur Hansson avait sifflé la fin du match au terme de la 57ème minute de jeu, les Olympiens seraient rentrés dans la cité phocéenne avec un bon point acquis au terme d'une bonne prestation. Oui, mais voilà, les Marseillais ont malheureusement oublié qu'un match de football durait effectivement 90 minutes et on payait très cher leur manque d'ambition soudain. Dès la 58ème minute, sur une mauvaise appréciation de Steve Mandanda, le Real Madrid allait en profiter pour ouvrir son compteur. Il n'en fallait effectivement pas beaucoup plus à Cristiano Ronaldo. Pourtant tout avait bien commencé, les joueurs de Didier Deschamps avaient même montré de belles choses. Peu inquiétés défensivement, les Olympiens , notamment Cheyrou et Abriel, tenaient le milieu de terrain comme les visiteurs le font et le feront rarement à Madrid. Par l'intermédiaire de Mamadou Niang, l'OM aurait même pu ouvrir le score à deux reprises ... Mais c'était sans compter sur l'adresse et l'habileté d'Iker Casillas.

Et puis toutes ses belles promesses se sont effondrées, et en moins de six minutes, le Real Madrid a assommé l'OM. Après un premier but, Cristiano Ronaldo est fauché par Souleymane Diawara, une nouvelle fois dépassé, dans la surface de réparation. En plus de laisser ses coéquipiers à dix sur le terrain au plus mauvais moment, le tacle de Diawara allait offrir l'occasion à Kaka de doublait la mise à la 61ème en transformant le pénalty d'un parfait contre-pied sur Mandanda. La messe était dite. Seulement trois minutes plus tard, Cristiano Ronaldo allait finir par mettre un ultime coup de couteau dans le dos des Marseillais en inscrivant son deuxième but de la soirée. Sans être formidable, et en montrant un niveau de jeu encore bien loin de celui du FC Barcelone, le Real décroche une seconde victoire et enfonce un peu plus les Marseillais qui rentrent du stade Santiago Bernabeu avec une seconde défaite dans leur valise et avec quelques interrogations.

Même si Deschamps peut compter sur les Abriel, Cheyrou, Niang notamment, l'incertitude règne autour du niveau de forme de Souleymane Diawara, déjà dépassé en Ligue face à Valenciennes le week-end dernier et arrêté par la police en tout début de semaine pour un feu rouge grillée et conduite sans permis. De même, Fernando Morientes n'est pour le moment que l'ombre de ce formidable joueur qu'on avait pu voir à l'½uvre au Real Madrid ou à Monaco. La lenteur affichée par Lucho Gonzalez, qu'on annonçait comme le messie du côté de la Canebière, n'a fait que confirmer son début de saison hyper décevant. Et pendant ce temps, Hatem Ben Arfa et Mathieu Valbuena sur lesquels Didier Deschamps ne semblent pas compter prennent leur mal en patience sur le banc.

Après deux journées, les Olympiens pointent déjà à la dernière place du groupe C et peuvent nourrir d'autant plus de regrets suite à leur prestation face au Milan AC. D'autant que le club lombard s'est incliné à la surprise générale sur son terrain face au FC Zurich grâce à un but de Tihinen (10ème). Les Marseillais sont donc dans l'obligation de s'imposer par deux fois face au club suisse pour espérer encore un peu. Mais la chose ne semble pas aisée.
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# Posté le vendredi 02 octobre 2009 08:20

Saloperie de gilet

Saloperie de gilet
Le monde de la nuit est en proie à des problèmes récurrents qui fleurissent les discussions et les colonnes « Faits divers » des journaux : alcool, drogue, sexe, règlements de compte, et puis bien sûr la discrimination, aussi appelée délit de sale gueule. Outre ce caractère condamnable et intolérable, l'entrée dans un night-club est aussi liée à des coutumes un peu ubuesques et irrationnelles du genre « Ici pas de baskets », « C'est pas possible, vous avez bu ? », « Vous êtes mineurs », j'en passe et des meilleures. Mais la mésaventure connue par mon ami Paco Pacù le vendredi 25 septembre 2009 relève complètement du ridicule et impose un retour sur les faits.

Il est 00 h 30, à Villeneuve d'Ascq, lorsque accompagné de Monsieur Pacù, nous allons pénétrer dans l'enceinte de ce disco-club couru qu'est la Fabrik. Affûtés comme des Laguioles, nous nous présentons, devant la porte d'entrée, accueillis par une horde de videurs avides de pouvoir. Sans problème, me voilà entré au sein du clubbing. Une chance qui n'est visiblement pas du côté de Paco qui se voit infliger une fin de non recevoir non argumentée. Le videur se contenta d'un « Ca va pas être possible ». Quelques minutes plus tard, nous voici dans les rues de Lille, capitale des Flandres, bien décidés à entamer enfin notre soirée. Direction, le Network Café où le scénario précédent se reproduit. Cette fois, s'en est trop. *

Pour que la soirée ne tourne pas en eaux de boudin, il faut se creuser les méninges pour trouver une solution. La thèse du faciès repoussant est rapidement écartée, tant l'homme est séduisant et attrayant, et ses qualités de bon Muvrin ne peuvent normalement jouer qu'en sa faveur. Celle du niveau d'alcoolisation poussée est repousée, Paco Pacù ne s'est préalablement délecté que d'un verre de Coca-Cola bien frais. Et irrévocablement, la question de l'âge peut être elle aussi mise de côté. Reste à savoir si le look de l'enfant chéri du jeu de mot à gogo n'est pas en cause. Un premier point joue en sa faveur, c'est un habitué des hauts lieux de la fête parisienne, et jamais ô grand jamais son style vestimentaire n'a été à frein dans cette conquête du dancefloor. Et soyons clair, son look oscillant entre classicisme et branchitude n'a rien d'anormal.

Deux choses nous apparaissent alors comme une évidence : soit les videurs lui reprochent ses pronostics musicaux, lui qui voyait Krista et Shabi comme deux stars montantes de la chanson française, soit ils n'ont que peu apprécié ... son gilet. Alors que la première hypothèse est difficilement vérifiable, la seconde apparaît comme la seule solution plausible. La décision d'ôter ce fameux gilet s'impose donc à notre chérubin. Après s'être démuni de son vêtement, qui au passage s'avérait très moderne et élégant, Paco Pacù se donne une dernière chance au lieu de quoi la soirée se terminera dans un bon vieux bar PMU à s'enquiller des bières à 2¤ la pinte. Mais grâce à Dieu, cela ne se produira pas et c'est bel et bien sur le Dance-floor endiablé que se finira notre soirée.

Cet épisode ouvre un débat à question multiple à savoir : le port du gilet est un frein à l'épanouissement personnel ? Faut-il condamner les auteurs de remarques et d'insultes envers les personnes portant un gilet ? N'est-ce pas le début d'une escalade qui nous empêchera par la suite de porter un slip de bain à la piscine, de mettre des bottes pour marcher dans la boue ? Seul l'avenir nous le dira, mais pour le moment ne mettez pas de gilets pour sortir en boîte, et encore moins des gilets fluorescents. Ce qui me laisse l'occasion de mettre un terme à cet article par un cinglant : " Saloperie de gilet "
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# Posté le lundi 28 septembre 2009 14:28

Modifié le lundi 28 septembre 2009 14:43

Statu-quo dans le duel franco-italien

Statu-quo dans le duel franco-italien
Un bon Bordeaux pour commencer

L'an dernier, à pareille époque, les Girondins de Bordeaux avaient entamé leur campagne européenne par une lourde défaite (4-0) face à Chelsea en ayant regarder les Blues jouer. Certes on pouvait excuser les Grenats qui découvraient cette compétition avec une équipe encore en rodage. Depuis Laurent Blanc a reconnu avoir tiré les enseignements de cet échec et les Bordelais sont devenus champions de France. Fort de la stabilité de son effectif renforcé par les seuls Carasso, Plasil et Ciani, nous étions donc en droit d'attendre une meilleure entrée en matière des coéquipiers de Yohann Gourcuff. Les Girondins ont passé leur premier test avec succès en rentrant de Turin avec quelques belles promesses. Les Bordelais ont même largement prouvé qu'ils avaient leur place dans cette compétition en rivalisant largement avec une équipe solide comme la Juventus de Turin. Par manque de réalisme, et à cause d'un Gianluigi Buffon impérial, les hommes de Laurent Blanc se sont fait surprendre, comme c'est souvent le cas dans ce type de rencontres par le buteur bianconero Iaquinta à la 66ème minute. Et là où le cru 2008 aurait sans doute abdiquer, la cuvée 2009 a su trouver l'allant pour aller égaliser onze minutes plus grâce à Jaroslav Plasil sur un coup de pied arrêté de Gourcuff. Malgré quelques beaux arrêts de Ramé (60ème, 70ème et 73ème), rentré en cours de jeu suite à la blessure de Carrasso, et surtout un tir sur la barre de Marchisio, à trois minute du terme, les Grenats rentrent en Gironde avec un point bien mérité.

Dans l'autre match du groupe A, le Bayern Munich a pris la tête du groupe logiquement en s'imposant en Israël face au Maccabi Haïfa, grâce à trois buts inscrits dans la dernière demi-heure par Daniel Van Buyten (64ème) et un doublé du jeune Thomas Muller (85 et 88ème)

Milan ce n'est pas du Pippo

Quoiqu'on en dise, le Milan AC restera toujours une grande équipe. Pleins de maîtrise et d'expérience, les joueurs de Leonardo ont réussi de meilleurs débuts en Ligue des Champions qu'en Calcio. Les Rossoneri ont en effet entamé le championnat italien avec notamment deux défaites dont une contre le rival de l'Inter (4-0). Cet OM – Milan sonnait hier comme un remake d'une certaine finale disputée seize ans plus tôt et restait à jamais dans l'histoire du football français. Mais l'ambiance extraordinaire mise par le 12ème homme n'aura pas suffi aux Olympiens pour rééditer l'exploit réalisé le 26 mai 1993 par les coéquipiers d'un certain Didier Deschamps. Le capitaine de l'époque, aujourd'hui entraîneur n'a pu qu'assister impuissant à la défaite des siens. Pourtant, sous une pluie battante, les Marseillais ont montré hier un visage séduisant. Hélas, c'est dans la finition que les Olympiens ont pêché. De leur côté, il ne fallait pas compter sur ce diable de Pippo Inzaghi pour faire un quelconque cadeau. A la 27ème minute, Super Pippo s'en allait battre Mandanda en reprenant un centre de Seedorf. De leur côté, les coéquipiers de Niang accumulaient les bonnes situations, mais sans toutefois réussir à cadrer. Mais juste après la mi-temps, un meilleur réglage de la mire allait permettre à Heinze d'ouvrir sur le score sur un coup-franc millimétré de Benoit Cheyrou, très en vue, à la 49ème minute. Alors que le public se déchaine, les occasions olympiennes se multiplient en vain. Et une fois encore, l'expérience italienne allait doucher les derniers espoirs phocéens grâce de nouveau à Inzaghi (74ème) qui inscrivait par la même occasion son 59ème but en compétition européenne. Super Pippo reprenait d'un bel extérieur du droit un nouveau centre de Seedorf.

Malgré quelques belles intentions, les Marseillais sauront dans l'obligation d'élever encore leur niveau de jeu et sauront dès le prochain à Madrid condamner à réaliser un exploit pour conserver leurs chances. D'autant que le Real a atomisé le FC Zurich (2-5) grâce à un doublé de Cristiano Ronaldo, sur deux boulets de canons, et des buts de Raul, Higuain et Guti sur un joli lob finement senti.


Lyon s'impose au forcing

Après le nul de Bordeaux et la défaite de Marseille, on comptait bien sur Lyon pour obtenir une victoire dans ces confrontations franco-italiennes. Les Rhodaniens ont rempli leur contrat mais dans la douleur. Face à une équipe de la Fiorentina très physique et très difficile, les lyonnais ont peiné. Finalement les Gones se sont imposés au forcing grâce à un but de Miralem Pjanic à la 75 ème minute. Même après l'expulsion d'Alberto Gilardino à la 45ème minute pour un coup donné à Toulalan, les hommes de Puel ont eu la plus grande peine du monde pour montrer ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'on avait pu apercevoir lors du tour préliminaire face à Anderlecht (5-1 ; 3-1). Certes en face, l'adversaire était nettement plus coriace. Les Florentins ont donné du fil à retordre aux Lyonnais et leur prestation globale ne resterait pas dans les annales. A noter peut-être le bon match de Cissokho qui s'est démené sur son aile, tout comme Makoun et Kallstrom au milieu. Mais bon les Lyonnais ont assuré l'essentiel en décrochant les trois points sur le plus petit des scores. Et si Frey n'a rien pour faire sur le but lyonnais, il a été décisif à moultes reprises. Sans aucun doute, le gardien français de la Viola mérite le titre honorifique d'homme du match. Et à voir de telles prestations, on en vient à se demander pourquoi Domenech se prive d'un tel talent !

Après cette courte victoire, Lyon s'empare de la tête du groupe E en compagnie de Liverpool vainqueur lui aussi 1-0 de Debrecen qui recevra les Gones à l'occasion de la prochaine journée.

Les autres matchs :
Groupe B Besiktas - Manchester United 0 - 1 ; VfL Wolfsburg - CSKA Moscou 3 - 1
Groupe C : Chelsea - FC Porto 1 - 0 ; Atletico Madrid - APOEL Nicosie 0 - 0
Groupe F : Dynamo Kiev - Rubin Kazan 3 - 1 ; Inter Milan - FC Barcelone 0 - 0
Groupe G : Stuttgart - Glasgow Rangers 1-1 ; FC Séville - Unirea Urziceni 2-0
Groupe H : Olympiakos - AZ Alkmaar 1-0 ; Standard Liège - Arsenal 2-3

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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 14:53

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 13:00

J'aime - J'aime pas ( Semaine 36 )

J'aime

- Le recrutement des clubs français
Les précédentes saisons ne nous avaient guère enthousiasmé. Dominé pendant sept ans par l'Olympique Lyonnais, la Ligue 1 en était même devenu ennuyante. Et puis l'an dernier, les Girondins de Bordeaux et l'Olympique de Marseille ont mis fin à l'hégémonie rhodanienne. Un signe ? En effet, la Ligue 1 a retrouvé son pouvoir attractif. Les trois clubs précédemment cités se sont renforcés très intelligemment. L'Olympique Lyonnais a certes perdu Benzema et Juninho. Il a su attirer dans ses filets Lisandro Lopez qui en quelques matchs a montré l'étendue de son talent, mais aussi Bafetimbi Gomis et Michel Bastos. Marseille et son nouvel entraineur, Didier Deschamps ont recruté Lucho Gonzalez qu'on n'a pas encore vu à l'oeuvre, et aussi Fernando Morientes, Fabrice Abriel, Stéphane M'Bia, Edouard Cissé. Il a même piqué Souleymane Diawara à Bordeaux qui lui a réussi à conserver ce génie de Yoann Gourcuff, et Marouane Chamakh, annoncé partant jusque à la dernière minute et ont acheté Cédric Carrasso, Jaroslav Plasil et Michael Ciani ... Bref tout cela nous promet un très joli championnat d'autant que les premiers matchs ont été prometteurs.

- Le tirage au sort de la Ligue des Champions
Les trois clubs tricolores attendaient avec impatience le tirage au sort de cette coupe aux grandes oreilles. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on ne va pas être déçu. Marseille sera opposé au Real Madrid, au Milan AC, et au plus modeste FC Zurick. Bordeaux affrontera successivement le Bayern Munich, la Juventus de Turin et le Maccabi Haifa. Lyon semble un peu mieux loti avec Liverpool, la Fiorentina et Debrecen. Même si la tâche s'annonce rude pour Marseillais et Bordelais, jamais les clubs français n'ont semblé autant être en mesure de bien se comporter en Ligue des Champions. On attend donc de pouvoir juger sur le terrain, mais contrairement à ce que l'on a pu entendre ici ou là, les trois clubs sont en capacité de passer ce premier tour ... Un résultat qui serait historique ... Allez rêver un peu en ces temps de Grippe A et de crise économique n'a jamais fait de mal.

- Guignol Rothen à Glasgow
On a bien cru que le PSG n'arriverait jamais à se débarrasser de ce guignol de Jérôme Rothen. Après des rumeurs l'annonçant à Nice, dans plusieurs clubs anglais, au Qatar, à Schalke 04, on commençait à douter ... Mais voilà à quelques heures de la fin du mercato, l'ancien ailier gauche du PSG a fait sa valise pour l'Ecosse, où il portera le maillot des Glasgow Rangers, qui affirme une fois de plus son goût pour les anciens attaquants de la Ligue 1 après Darcheville, Prso, ou encore Daniel Cousin. Toujours amateurs de déclarations assassines, le joueur a déclaré qu'il était heureux d'arriver dans un club avec lequel il pourrait gagner des titres ... Certains verront cela comme une pique envers son ancien club, dans lequel il était désormais cantonné à évoluer avec la CFA. On peut d'ailleurs applaudir Kombouaré pour ce choix. D'autant qu'il n'aura pas fait grand chose pour aider le PSG a brillé ces dernières années. Il a préféré s'illustrer en publiant un livre dans lequel il s'en prenait à tout la planète football, et surtout à Zinedine Zidane. Et pour le zizoumaniaque que je suis, c'est un crime d'insulter un Dieu ...


J'aime pas

- Domenech, ou la science de produire de l'ennui
Que celui qui a vu un match de l'Equipe de France qui sortent du lot depuis 2006 me jettent la première pierre ? Depuis maintenant trois ans et la Coupe du Monde en Allemagne, les Bleus ne nous ont plus fait rêver, ne serait-ce que l'espace de quelques minutes. Et la dernière sortie des hommes de Raymond Domenech ne nous rend guère très optimiste dans l'optique d'une qualification pour le prochain Mondial. En août, les Tricolores se sont difficilement imposer face aux amateurs des Iles Féroés grâce à un but de Gignac. Avant d'affronter la Roumanie samedi puis la Serbie mercredi, beaucoup d'interrogations planent sur le niveau réel de cette équipe. Pourquoi Raymond Domenech s'obstine-t-il à jouer avec deux milieux récupérateurs qui plus est au profil semblable et bien incapable de relancer la machine tricolore vers l'avant comme savait si bien le faire Vieira à une époque. Avec un tel potentiel offensif ( Henry, Ribéry, Benzema, Gourcuff, Gignac ), on se demande même pourquoi les Bleus ne parviennent pas à inscrire plus de buts. Manque de compabilité ou erreur tactique dans le coaching ? J'opterai bien pour la seconde solution. Cette semaine, devant les journalistes, Raymond Domenech appelle les supporters à pousser derrière l'Equipe de France. En échange, nous serions en droit de demander de nous faire un peu vibrer bordel de merde !!! Ca fait trois ans qu'on a plus bandé devant les Bleus nom d'une pipe au miel, pire nous nous endormons comme un mauvais amant ! Serons-nous du déplacement en Afrique du Sud en juin prochain ? Nous aurons une partie de la réponse dès samedi ...

- Witsel, le boucher
Si le football nous procure tant de joie, de bonheur, et de plaisir, il arrive parfois qu'à la vue de certaines images, il nous dégoute. Heureusement, c'est plutôt rare, mais le geste pitoyable du joueur belge, Axel Witsel dimanche dernier est de ces actions qu'on aimerait ne jamais voir sur un terrain de football. Au cours d'un match de boucher-charcutier opposant Anderlecht au Standard de Liège, le règlement de compte a pris le dessus sur le jeu. Axel Witsel, le joueur du Standard de Liège a asséné un tacle assasin à Marcin Wasilewski lui fracturant par la même occasion la jambe. La sanction a été immédiate, le coupable a été sanctionné de trois mois de suspension. La punition semble même bien maigre au vue de la blessure du défenseur polonais, qui sera indisponible au moins un an. Pourra-t-il même rejouer un jour au football ? A quand une sanction équivalente au temps de convalescence pour le coupable d'un tel massacre ?


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# Posté le jeudi 03 septembre 2009 16:39

Hommage au King of Pop

Le 25 juin dernier, Michael Jackson s'en est allé en laissant un héritage musicale d'une qualité rare et exceptionnelle. Artiste à la dimension " planétaire ", il a vendu plus de 770 millions de disques de son vivant. Un chiffre éloquent à la hauteur du talent de celui qu'on appelait notamment le King of Pop. Depuis sa disparition, il y a une dizaine de jour, on a pu juger à nouveau de l'importance de sa discographie. De " Don't stop til get enough " à " Thriller " en passant par " Billie Jean ", j'en passe et des meilleurs ... que celui qui n'a jamais dansé, ou du moins esquissé un petit déhanché sur une des chansons de Michael Jackson me jette la première pierre. Malgré les multiples polémiques ayant émaillé la vie de l'homme (pédophilie, chirurgie esthétique ...), l'artiste a toujours lui fait l'unanimité. Connu de tous, il traversera les générations comme Elvis Presley, les Beatles ou Thierry Hazard ont pu le faire avant lui.

Il avait entamer sa carrière exceptionnelle avec ses frères les Jacksons Five, et les tubesques " I want you back ", " ABC ", " Blame it on a boogie ", " I'll Be There ", etc ... Tant de tubes produits par le célèbre label, Motown, présidé par un certain Berry Gordy. Ils avaient pour marraine, Diana Ross. Parallèlement à sa carrière en groupe, Michael Jackson entame une carrière solo en 1972 avec un premier opus, Got To Be There, comprenant notamment un titre du même nom et " Rockin Robin ". La même année sortira son second album, Ben, la chanson-titre sera aussi l'occasion d'obtenir son premier n°1. Après deux albums moins remarqués en solo, la carrière des Jacksons Five commence aussi à prendre du plomb dans l'aile notamment dû à une mauvaise entente avec la Motown. Que ce soit en solo ou en groupe, Michael Jackson quitte le label de Berry Gordy pour Epic. C'est à ce moment là que le mythe va prendre forme. En 1978, l'album " Destiny " permet aux Jacksons de signer leur plus les tubes " Blame It on the Boogie " et " Shake Your Body (Down To the Ground) ". Ils récidiveront l'année suivante avec " Triumph " qui comporte notamment " Can you feel it ". Ca ne fait plus de doute pour personne, la vedette du groupe est bel et bien Michael Jackson qui prend peu à peu son envol en solo. En 1979, il signe " Off the wall " co-produit par Quincy Jones (interprète de " Ai no corrida " en 1981) avec le très bon " Rock with You ", l'excellent " Don't Stop 'Til You Get Enough " et " She's Out of My Life ".Certaines chansons de cet opus ont été composées par Rod Temperton (auteur de " Give me the night " de George Benson), Stevie Wonder et Paul McCartney. L'album remporte un succès mondial et se vend à 12-15 millions d'exemplaires. La carrière de Michael Jackson est désormais lancé, le King of Pop réussit ainsi là où James Brown avait trébuché. Avec un savant mélange de soul music et de pop, il va conquérir le monde. Il devient « le premier chanteur noir qui devient le héros des enfants à travers le monde » comme le disait Quincy Jones. En 1982, le succès de l'album " Thriller " ne fera que confirmer ses dires. Sorti le 1er décembre, l'album est de suite un véritable carton. En un mois, un million d'exemplaires seront vendus. Sept des chansons de l'album se classent dans le Top 10 du Billboard Hot 100. Avec 25 millions d'exemplaire, Thriller est reconnu par le Livre Guinness des records 1984 comme l'album le plus vendu de tous les temps. On estime actuellement les ventes de cet opus aux environs de 100 millions. Les récompenses pleuvent pour ce disque qui restera sûrement comme le Chef d'Oeuvre de Michael Jackson. Et les clips issus de cet album ne vont qu'asseoir ce triomphe.

Nous voilà désormais, en 1983, année des 25 ans de la création de la Motown, les Jacksons Five se produisent en groupe, puis Michael interprète en solo " Billie Jean " au cours de sa prestation, il réalise pour la première fois l'anthologique Moon Walk. Ce pas de danse, qui deviendra légendaire, lui vaudra un appel et un télégramme de Fred Astaire : « Je suis un vieil homme, j'attendais la relève. Merci. » La même année, les Jacksons sortent leur avant-dernier opus " Victory " et effectuent leur ultime tournée en groupe. En 1985, qui soi dit en passant et une des plus belles années de l'Histoire puisqu'elle m'a vu naître, Michael Jackson compose avec Lionel Richie la chanson " We are the world " en faveur de la lutte contre la famine en Afrique. Rassemblant toutes 44 stars Hollywoodiennes, parmi lesquelles Cyndi Lauper, Diana Ross, Ray Charles, Stevie Wonder, Bruce Springsteen ou encore Tina Turner. Jusqu'en 1997, et la sortie de " Candle in the Wind " d'Elton John, ce titre restera la chanson caritative la plus vendue au monde.

On connait le goût de Michael Jackson pour les vidéos et les clips hors du commun (Thriller, Beat it ... ). Il accepte en 1986 de tenir le rôle principale du film " Captain Eo " produit par George Lucas et réalisé par Francis Ford Coppola. Le court-métrage tout en 3D coûtera la coquette somme de 17 millions de dollars, sera diffusé dans les parcs d'attraction Disney jusqu'en 1998. Au milieu des années 80, la question de la modification physique de l'apparence de Michael Jackson fait de plus en plus débat. La métamorphose commence à apparaitre avec des chirurgie esthétique, une dépigmentation de peau ... Mais passons, car nous sommes ici pour rendre hommage à l'artiste. Même s'il ne bat pas les records de " Thriller "', " Bad ", sorti en 1987, est encore un énorme succès et contient plus de N°1 que son prédécesseur. "I Just Can't Stop Loving You ", " Bad ", " The Way You Make Me Feel ", " Man In The Mirror " et " Dirty Diana " se hissent en tête des charts ... Et à la différence de " Thriller " et d' " Off The Wall ", Michael Jackson est le principal compositeur de l'album. L'année suivante, Michael Jackson part en tournée sans ses frères pour la première fois.

En 1991, il sort " Dangerous " qui sera son troisième album le plus vendu. En seulement trois jours, il se classe en tête des ventes et contient des titres comme " Black or White ", " Jam ", " Will you be there " qui deviendra le générique du film " Sauvez Willy ". . Les clips de cette album comprennent une flopée de stars : Les vidéos accompagnant les singles comprennent une galaxie de stars : Michael Jordan (" Jam "), Naomi Campbell (" In The Closet "), Eddie Murphy, Magic Johnson ( " Remember The Time "), Macaulay Culkin ( " Black Or White ") ... Suivra de juin 1992 à novembre 1993, le Dangerous Tour. La fin de cette tournée est entachée d'accusations pédophiles. Cette affaire sera réglé par un retrait de plainte en échange d'un chèque de 23 millions de dollars.

Après un mariage polémique et de courte durée avec la fille du King, Lisa-Marie Presley, en 1994, Michael Jackson est de retour avec un doublel album, " History ". Le premier volume contient quinze de ses plus grands succès remastérisés, le second des titres inédits. On y retrouve notamment " Scream " en duo avec sa soeur Janet, mais aussi " They Don't Care About Us ", "Stranger in Moscow " et " You're not alone ". La tournée accompagnant l'album, " The History World Tour ", s'est déroulée de septembre 1996 à octobre 1997. 82 concerts sont dans 58 villes de 35 pays, devant plus de 4,5 millions de spectateurs. Au cours de cette tournée, il épouse Debbie Rowe qui lui donnera deux enfants. Pour accompagner cette tournée, Sony lui impose de sortir " Blood On The Dance Floor ", avec des remixes de quelques chansons de " History " ainsi que 5 nouvelles chansons. Ignoré aux Etats-Unis, cet album remporte un franc succès en Europe.

A cette époque, on sent que le vent commence à tourner pour le chanteur. Les exploits musicaux laissent de plus en plus place aux scandales, critiques et moqueries. Et en 2001, même si les ventes restent importantes (10 millions d'albums), la sortie de " Invincible " est considéré comme un échec commercial et comme l'un des plus mauvais albums du King of Pop. Et huit ans plus tard, il ne reste d'ailleurs plus beaucoup de souvenirs de cet opus. Après la naissance de son troisième enfant, les ennuis avec la justice recommencent pour lui avec de nouvelles accusations pédophiles. Il se voit signifier dix chefs d'inculpations. Même s'il clame son innocence devant la justice, il reconnait dans un reportage " dormir avec des enfants ". Il sera innocenté, mais le doute planera toujours sur ces affaires. Après la justice, c'est les problèmes de santé qui s'acharne sur celui qu'on appelle aussi Bambi. Il est hospitalisé deux fois. Côté musique, les fans se seront contentés, depuis 2001, de quelques compilations et de la réédition de " Thriller ". Vingt-cinq après sa création, l'opus comprend deux inédits et des featurings avec des artistes comme Akon, Fergie, Will.I.Am des Black Eyed Peas et Kanye West. Rien de bien transcendant à mon sens.

Il y a maintenant quelques mois, on avait appris qu'il remonterait sur scène. Une chose qu'il n'aura jamais eu le temps de faire, le monde sera tourné aujourd'hui vers le Staples Center de Los Angeles où seront célébrées ses funérailles, à l'endroit même où quelques jours, il répétait le show qu'il devait offrir à Londres. Considéré comme le roi de la Pop, Michael Jackson aura su tout au long de sa carrière de frotter à tous les styles. Il laisse derrière lui sa technique vocale et ses Ooohs, mais aussi ses formidables pas de danses. Oublions l'homme qu'il était, mais remercions l'artiste qui aura su nous faire vibrer. Gardons le souvenir de ce génie de la musique dont nous parlerons à nos petits-enfants avec cette nostalgie des années 80 que Michael Jackson incarnait en grande partie !!!!

# Posté le mardi 07 juillet 2009 12:57

Pour 90 millions d'euros, t'as plus rien ...

Pour 90 millions d'euros, t'as plus rien ...
Mes plus ferventes admiratrices trouveront encore à redire sur la réalisation de cet article concernant une fois de plus le ballon rond. Mais ce qui vient de se passer ne pouvait pas laisser le footeux, que je suis, insensible. Aujourd'hui, ce n'est de la beauté de ce sport que j'ai envie de vous parler. Ce qui s'est produit est bien loin de tout cela. Non, non, je ne pouvais pas m'empêcher d'évoquer le transfert de Cristiano Ronaldo au Real Madrid qui constitue à mes yeux, ce qu'il y a de pire dans le football moderne : le foot-business, comme on a coutume de le dénommer.

Dans le contexte économique et social du moment, cela fait mal au ventre d'entendre partout que le Real Madrid a pu débourser la coquette somme de 94 millions d'euros pour s'offrir les services du portugais Cristiano Ronaldo, après s'être octroyé la semaine précédente ceux du brésilien Kaka pour 65 millions d'euros. A peine élu à la tête du club madrilène, Florentino Perez a lancé l'ère " Galactiques 2.0 " sur les chapeaux de roues. Dans tout cela, le plus incroyable, c'est qu'il annonce déjà de nouvelles dépenses. Une enveloppe de 300 millions d'euros a été prévu pour le recrutement, dont la moitié a été déjà été dilapidée.

94 millions d'euros ... vous imaginez un peu, c'est le montant total de la deuxième phase du TGV-Est, plus d'une centaine de camion de pompier hyper-sophistiqué, des dizaines de milliers d'ordinateurs, et je ne vous parle même pas ce que ce représente en maillot de football, ... Cristiano Ronaldo touchera par ailleurs un salaire annuel de 10 millions d'euros, ce qui représente environ un smic toutes les heures. Et encore ce chiffre ne prend pas en compte les contrats publicitaires. Tous ces chiffres rendent malade à une période où des plans sociaux sont annoncés à tour de bras, et que le chômage augmente. Une telle escalade des sommes est de plus en plus malsaine et pose beaucoup de question. Et les réactions n'ont pas tardé. Michel Platini, président de l'UEFA a dénoncé ce système et appelait au respect du fair-play financier. Même son de cloche du côté du FC Barcelone, où l'on a dénoncé le montant de ces transferts. Le président Laporta a par ailleurs déclaré qu'avec une telle somme, il pourrait reconstruire une équipe entière.

Il faut dire que les excellents résultats du Barça ont beaucoup agacé à Madrid. Alors Florentino Perez a décidé de mettre le paquet et de recruter des noms ronflants pour faire plaisir aux supporters merengues en en manque de spectacle et de beau jeu depuis un petit bout de temps. En plus de C. Ronaldo et de Kaka, on évoque notamment l'arrivée prochaine de Franck Ribéry ou de David Villa, le buteur valencian et d'autres noms circulent. Rappelons par ailleurs que le Real Madrid est le propriétaire d'un joli déficit de 500 millions d'euros. Cet élément semble d'autant plus important à préciser. Alors bien sûr, Florentino Pérez prétend que ces transferts seront rentabilisés rapidement. Je voudrais bien savoir comment ils comptent procéder pour réaliser son calcul ? En effet, j'ai bien peur que cette annonce ne soit que de la poudre aux yeux pour noyer le poisson en douceur. Qu'on m'explique un peu comment le Milan Ac ou Manchester United laisse partir des joueurs aussi rentables qui pourraient faire rentrer à eux seuls 65 et 94 millions d'euros. Je vous dis bizarre, bizarre. Remarque un mec comme Ronaldo à l'avantage d'être polyvalent, tantôt footballeur de mauvaise foi, tantôt comédien, tantôt plongeuse, tantôt danseuse et parfois enculé de première aussi (rappelez-vous de l'épisode avec Rooney en Coupe du Monde 06).

Le plus gênant là dedans, c'est que ces dépenses sont effectuées sans aucun scrupules et ne respectent aucunement les règles traditionnelles qui peuvent régir le monde de l'entreprise. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, les clubs sont devenus des entreprises dans un marché où les règles ne sont pas les mêmes pour tous. Il parait invraisemblable qu'une telle chose se produise en France avec le controle de la DNCG, alors que de tels abus sont autorisé en Angleterre ( voir les cas de Chelsea ou plus récemment Manchester City ) ou en Italie. Comment rivaliser face à de tels abus ? Il n'y a aucune réponse, toujours est-il que le football français ne peut pas soutenir le rythme. Football et argent sont devenus indissociables, mais ne faudrait-il pas réglementer tout cela ? Entre salaires mirobolants et injustifiés, droits de retransmission surévalués, merchandising à gogo, places et abonnements à des prix affolants ... Il y a du boulot

Et l'aspect footballistique dans tout cela ? Là où le Perez I avait pris le temps d'acheter une vedette (Ronaldo, Zidane, Figo, Beckham ) chaque saison, entre 2000 et 2006, de retour à la tête de club après trois ans d'absence, il a décide de frapper plus fort en mettant le paquet de suite. Je plains le nouvel entraineur du Real Madrid, le chilien Manuel Pellegrini, pour gérer autant de joueurs à l'ego surdimensionné. Prenez un peu le Cristiano Ronaldo qui avait déjà le " melon " en étant à Manchester United, mais être devenu le plus cher footballeur de l'histoire va lui donner la " pastèque ". Le CR7 qui va devenir CR9 a des chevilles si enflées que tu te demandes comment il fait pour rentrer dans ses chaussures. Sur le terrain, la question est de savoir si toutes ces stars, aussi talentueuses puissent-elles être, sont complémentaires. La complémentarité est bien le plus important. On l'a bien vu à la fin du premier règne de Perez, à Chelsea, ... Et c'est bien l'énorme doute que j'émettrai à ce sujet. Toujours est-il que le Real Madrid va devoir parallèlement dégraisser, et ça risque de ne pas être facile et recomposer une défense à la hauteur de ses prétentions. Ce n'est pas avec des mecs comme Faubert que les Merengues vont pouvoir prétendre à la victoire. Toujours est-il que les Merengues devraient pouvoir bénéficier d'un certain nombre de pénaltys ( grâce aux plongeons de C. Ronaldo ) permettant de compenser les errances de sa défense.

Pour la beauté du jeu et du football, prions pour qu'une telle stratégie ne soit pas triomphale.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 11:06

Modifié le vendredi 12 juin 2009 12:55

Un vent vert souffle sur l'Europe

Un vent vert souffle sur l'Europe
Les électeurs étaient appelés hier à se déplacer dans les bureaux de vote dans le but de choisir leurs députés européens pour les cinq prochaines années. Le scrutin français a livré quelques enseignements intéressants. Comme dans le reste de l'Europe, la droite réalise de bons scores. Mais l'élément important de ce vote a sans aucun doute été l'absention. Petite analyse des résultats.

Comme dans le reste de l'Europe, l'UMP est arrivé en tête du scrutin en obtenant son meilleur score depuis l'instauration de ces élections en 1974. Le parti présidentiel obtient 28,4% des voix exprimés. Ce bon résultat s'explique notamment par le bon traitement médiatique et le bilan positif de la présidence française à la tête de l'Europe, mais aussi par le fait que les électeurs n'ont pas vu en ce scrutin un enjeu national. L'UMP arrive en tête dans chacune des huit circonscriptions et décroche 29 postes au Parlement Européen à Bruxelles. Parmi eux, on retrouvera notamment Brice Hortefeux dans le Centre, Dominique Baudis dans le Sud Ouest et Rachida Dati, Michel Barnier élus en Ile de France.

Cette dernière circonscription a en revanche été fatal au socialiste Benoit Hamon, 3ème de la liste PS qui n'a obtenu que 14% soit près de 10 points de moins qu'en 2004. Ce chiffre illustre parfaitement la débâcle des socialistes et les mauvais scores du PS dans le pays. Le parti subit un nouveau revers, et n'obtient que 16,5% des voix soit 12 points de moins que cinq ans plus tôt. Seuls 14 députés socialistes siègeront à Bruxelles. Des mauvais résultats qui s'expliquent très simplement par le fait que le Parti Socialiste s'est trompé de stratégie en adoptant un antisarkozysme primaire et en appelant au vote sanction. Il aurait pourtant pu profiter d'éléments favorables du contexte sociale actuelle. Le PS a pourtant oublié en route les propositions. Les professions en étaient une des ultimes illustrations hélas. De plus, il est incontestable que le Parti dirigé par Martine Aubry n'a toujours pas fait la synthèse et est gangréné par une lutte de clan. Le meeting commun entre la Première Secrétaire et maire de Lille, et Ségolène Royal n'a pas eu l'effet escompté. Hier soir, les grands noms du PS ne paraissaient toujours pas avoir compris le message en continuant à marteler que 70% des électeurs avaient reporté leur vote sur une autre liste que celle de l'UMP. L'analyse peut trouver ses arguments, mais on pourrait ajouter qu'à l'opposé 84% des gens n'avaient pas voté pour le PS. Les socialistes ont du travail à faire pour éviter une nouvelle déconvenue aux Régionales dans maintenant un an.

Comme le PS, le Modem s'est trompé de stratégie. Dans son optique présidentielle et sa longue vue vers 2012, François Bayrou n'a cessé d'attaquer Nicolas Sarkozy à un tel point qu'il en a oublié de parler du sujet essentiel
de ce scrutin : l'Europe. Avec ses 8,5% des voix, le Modem se retrouve dans une situation bien difficile. Et il est inconstestable que les attaques frontales et déplacées à l'égard de Daniel Cohn-Bendit sur le plateau de " A vous de juger " sur France 2, jeudi soir, lui ont coûté très cher. Son électorat encore beaucoup trop stable s'est reporté vers l'UMP d'une part et d'une autre vers Europe Ecologie, le parti de Cohn-Bendit. Six députés sont élus au Parlement Européen.

Europe Ecologie est la grande surprise de ces élections européennes 2009. Avec 16,3%, il talonne le PS de très peu. Comme le parti dirigé par Martine Aubry, Europe Ecologie comptera 14 députés européens, dont notamment José Bové, dans le Sud Ouest, Yannick Jadot, ancien responsable de Greenpeace France, dans l'Ouest, Eva Joly et donc Dany le Rouge en Ile de France. Là où le PS et le Modem ont échoué, Europe Ecologie a réussi un coup de maïtre en plaçant l'Europe au centre de ses préoccupations. Qui aurait parié sur un si bon score d'Europe Ecologie, il y a encore deux mois de cela ? Pas grand monde, mais ses leaders ont su au travers des meetings convaincre l'électorat socialiste et la partie gauche du Modem. On évoque aussi l'effet de la diffusion du film de Yann Arthus Bertrand, "Home", vendredi soir et très grand succès en DVD depuis samedi. Mais le bon résultat du parti doit surtout à mon avis à sa bonne campagne de terrain pendant plus de six mois.

Derrière le FN décroche 3 sièges et réalise un bon score dans la circonscription Nord-Ouest avec Marine Le Pen. Le Front de Gauche obtient 4 députés européens. Les débuts ont été durs pour le NPA de Besancenot qui n'obtient aucun siège.

Et comment ne pas parler de l'abstention qui est le grand enseignement de ce scrutin ? En effet, près de 60% des citoyens inscrits sur les listes électorales n'ont pas jugé bon de faire le déplacement. Ce résultat est supérieur de 3 points à celui de 2004 et peut s'expliquer par plusieurs facteurs :
- une campagne très courte et très peu médiatisée. Et l'Elysée n'y est pas pour rien là dedans.
- la crise est passée par là et a fait beaucoup de mal. Le sentiment que l'Europe n'a protégé de rien face à cette situation est grand.
- 2005 a aussi laissé des traces, et le sentiment d'avoir été trompé est grand. Pour rappel, la Constitutionun Européeenne avait été refusé dans les urnes avant d'être revoté à l'Assemblé dans une version un tantinet modifiée.
- Le rôle de l'Europe et de son Parlement reste encore bien délicat à définir pour bien des citoyens, d'où un très faible intérêt.

# Posté le lundi 08 juin 2009 14:36