C'est le 28 janvier 1988 que naquit Nicolas S. (une fois de plus, je tiens à préciser qu'on ne parle pas du chef de l'Etat) dans une petite bourgade au nord de Douai qu'on appelle Waziers.
Dans ce bastion communiste depuis moult générations, le jeune bambin prend la vie comme il prend le saucisson à l'heure de l'apéro. Malgré un corps frêle, le garçon est sportif ... Après s'être découvert une passion pour l'équitation. Nico s'exclamera « Le cheval, c'est de la bombe » en référence au couvre-chef qu'il arbore fièrement sur son baudet. Trois semaines après cette déclaration fracassante, le jeune homme troque la selle et la cravache pour des crampons. En effet, après cette escapade équestre, il décide d'endosser la tenue de footballeur, et plus précisément de gardien de but. Distrait par les spectateurs, il papote avec son public oubliant à cette occasion d'arrêter le ballon qui venait se loger dans ses filets au plus grand plaisir de ses adversaires. Voyant l'hiver arrivait, il raccrocha finalement les crampons avant de les rechausser quand le beau temps fut revenu. Tel un ours hiberne, le Nicolas fuit ses cages lorsque le mauvais temps arrive. Il reproduira l'opération à deux ou trois reprises, avant de se rendre compte que le ballon rond n'était pas sa tasse de thé, lui qui d'ailleurs a toujours eu une préférence exacerbée pour le café (le blue mountain en particulier). Après la bombe et les étriers, les crampons et les gants, c'est désormais une raquette entre les mains qu'il allait laisser s'exprimer son talent. Les débuts sont positifs, mais hélas après quelques matchs prometteurs, il est découragé par la répétition de matchs contre des joueurs vingt ans plus vieux que lui. Sa carrière sportive s'arrêtera là, à l'exception tout de même de la pratique du snowboard dont son postérieur gardera le souvenir de cette blanche neige à la fois froide et humide ... J'aurai pu également parler de cette randonnée en VTT à l'issue de laquelle il souhaitait revendre son vélo, le bougre, mais je ne m'étalerai pas sur l'épisode et passerai en silence d'autres moments mémorables.
En plus d'être sportif, mon frangin est un aventurier de l'extrême ... Il n'a pas son pareil pour tenter des choses impensables. Qui a osé sortir de classe, à l'école primaire, vêtu d'un short, alors que nous sommes en pleine hiver ??? Le frangin ! Qui a goûté au plaisir de l'intrusion inopinée dans un égout ??? Le frangin ! Qui exigeait qu'on lui mettait une bonne claque pour qu'il puisse se mettre à faire ses devoirs ??? Le frangin ! Mieux encore, qui est capable de construire une niche de cinq mètres carrés alors même qu'il n'a pas de chien ??? Toujours le frangin ! Avec un tel palmarès, je pense bien qu'il est fin prêt à affronter un Koh-Lanta, quoique le challenge pourrait lui paraitre bien fade !!!
Amateur de foie gras, d'escargots à la pelle, Nicolas S. est aussi un aspirateur ambulant. Le nombre de paquets de chips qu'il a pu engloutir devant Papa Schultz ou Docteur Quinn représente la consommation de cent bonhommes normalement constitués. Et que dire de la quantité industrielle d'oranges, de pommes, de clémentines, de fraises ou d'ananas qu'il a dévorés. Et je ne peux pas passer sous silence son addiction d'antan aux Kit Kat, aux Dragibus ou pire encore au saucisson de cheval (bouh le terroriste) !!! Après fait dans le steack-frites à chacune de ses sorties au restaurant, il donne désormais dans la pièce du boucher. N'hésitant pas à s'enfiler un morceau initialement prévu pour deux personnes à lui seul. Un vrai petit ogre ce garçon, et je suis sûr et certain que ce soir pour fêter dignement son vingt-deuxième hivers, le grand Nicolas aura su se payer un bon gros morceau de viande.
Et je ne pourrais pas m'empêcher ces moments cultissimes. A tous ces films que je ne reverrai jamais de la même manière par sa faute, ses pleurs devant Casper le petit fantôme, sa connaissance parfaite de tous les dialogues du film « Rasta Rockett », ou encore de ses avis d'experts cinématographiques qui consistaient un avis positif et une bonne critique des pires merdes du grand écran. L'exemple qui me vient étant « Vercingétorix ». Je pense également à ses K7 usés dûes à un trop grand nombre de visionnage ...
Que de bons souvenirs, rien qu'à y repenser. Tous ces bons moments à faire les cons ensemble, les matchs de catch dans le lit parental, les parties de tennis dans le jardin des grands-parents avec des raquettes en bois qui en auront vu de toutes les couleurs et pour filet un parterre de rosier, des matchs de football interminables, les carreaux cassés qui vont avec, les buts délimités par des cages, et les fleurs si soigneusement plantés par le Papa qui n'auront pas résisté à un tel carnage. Sans oublier bien sûr les nombreuses cabanes réalisées avec des nappes anciennes, des vieux draps, les après-midis entières à écouter à fond les ballons et à chanter à tue-tête des chansons paillardes, cette glace à l'italienne renversée après à peine deux lappes et une mauvaise maitrise du roller, etc, etc... Enorme, énorme, énorme, et je suis sûr que j'oublie des choses.
Finalement, mon frère, je lui reprocherai qu'une chose. Il a voulu à plusieurs reprises me tuer. La première fois, il m'a appelé, une fois retourné, il se précipita pour m'envoyer une raquette de tennis en pleine poire ... Résultat : 3 points de suture au niveau de l'arcade sourcillière. La seconde fois, alors que nous effectuions une partie de golf acharné, il profitait d'un moment d'étourdissement de ma part, pour me fracasser l'½il à l'aide de son club ... Résultat : un énorme hématome et une grosse frayeur. Mais bon, aujourd'hui, j'ai décidé de tout lui pardonner et de lui souhaiter un bon et heureux anniversaire, et plein de bonheur avec sa petite femme. Je vous embrasse très fort tous les deux. Je t'aime min gros, même si de temps en temps, tu me fais bien rire avec ta coupe Playmobil !!!





